Pour licencier quelqu’un, donnez lui une grosse cylindrée 30


Un de mes colocs s’est trouvé une copine (très) belle, intelligente et dont la famille est (très, très, trèèèèèèès) riche. Et en plus super sympa. Attendez, ne ragequittez pas la vie tout de suite, c’est juste l’intro !

Comme elle est une femme libérée, tout ça, elle bosse quand même. Même pas pistonnée. Une fille bien je vous dis. Et une partie de son taff, c’est de licencier des gens.

C’est tout de suite moins marrant.

Mais en France, on ne peux pas licencier quelqu’un parce qu’il est nul à son job et vous coûte plus cher qu’il vous rapporte. Tant pis si ça coule votre boîte, soit vous vous coltinez votre boulet, soit vous le virez avec une indemnité qui vous empêchera de budgéter son remplaçant.

C’est génial.

Ah ces patrons, tous des salauds d’exploiteurs.

Évidement, il est rare qu’un boulet accepte de se faire détacher à l’amiable.

La meuf en question a donc une astuce en béton : donner une grosse voiture de fonction au mec. Oui parce qu’apparemment ça marche qu’avec les mecs.

Rapidement, il va se prendre des amendes pour excès de vitesse puisque notre beau pays est truffé de radars pièges qui n’ont rien à voir avec la sécurité. Et la voiture a tellement de chevaux que passer la première est déjà un geste illégal sur la plupart des routes.

Le premier PV, c’est un avertissement. Le second sert à monter son dossier de renvoie pour faute. Car oui, quand c’est un véhicule de fonction, prendre une amende, c’est une faute.

Ouch.

Mais bon, c’est tellement con de devoir en arriver là. Moi je me suis fais viré de mon premier job pour avoir insulté mon employeur devant toute l’équipe (j’étais en période d’essai). Aujourd’hui, il m’arrive régulièrement de virer mes clients (si, si, mes clients).

Mais en France, on est encore en mode lutte des classes. Le boss est un enfoiré d’esclavagiste plein aux as. L’employé est un fainéant profiteur tire-au flanc. On ne peux pas rendre l’embauche et le renvoie ou la dem’ facile, ça péterait tout le mythe. On risquerait de prendre les travailleurs pour des personnes intelligentes.

30 thoughts on “Pour licencier quelqu’un, donnez lui une grosse cylindrée

  • sylvain

    mmhhh conclusion un peu trop rapide à mon goût.
    Sur le fond tu as raison : c’est dommage d’en arriver là.
    Mais pour les simplifications des licenciements, ça dépend pas mal de la valeur qu’on t’attribue sur le marché du travail et de la politique d’emploi et formation de l’état dans lequel tu vis. Pour un informaticien français et jeune c’est forcément plus facile à défendre que pour d’autres contextes et métiers.

  • Daïku

    Donc la grosse voiture de fonction coûte moins que l’indemnité qui empêchera de budgéter le remplaçant ?

    Ça se chiffre à combien, une grosse voiture de fonction ?

    La consolation, c’est qu’elle peut resservir pour le prochain mec à virer (ça doit être ça qu’on appelle un “amortissement”).

    Finalement, le boss n’est pas un enfoiré esclavagiste, il est juste plus intelligent que les travailleurs qu’il risquerait de prendre pour des personnes intelligentes, puisque, lui, trouve des astuces lui permettant de s’en tirer à bon compte :-)

  • Sam Post author

    @sylvain: c’est certain. Après ma mère à 60 an, pas le bac, et elle trouve toujours du boulot. Elle a même refait une formation d’elle même dernièrement, malgré ses très faibles revenus. Donc c’est possible. Mais je reconnais que son milieu social, et le fait qu’elle soit blanche avec un nom français et bien conservée biaise le résultat. Disons qu’il n’y a pas de règle, mais on qu’actuellement, la règle est très orientée nivellement par le bas. On surprotège l’emploie plutôt que de permettre d’en retrouver facilement.

    @Olwaro: ben tu es sur un blog de cuisine, donc je suis charpentier, c’est évident :)

    @Daïku: la grosse voiture ressert, et peut être revendue facilement.

  • AgainTheMachine

    Chez Sam et Max, heureusement qu’ils sont bons en programmation parce-qu’en analyse sociologique et économique ce sont de gros amateurs ;), mais ils ont encore un côté jeune et naïf qui finalement me plaît bien.

    Nous, ce qu’on aurait voulu savoir c’est le nom de cette connasse (pardon collaboratrice) et le nom de la boîte (start-up pardon) qui pratique ce genre de démarche pro-active (c’est à la mode ce terme) du licenciement (optimisation de la masse salariale pardon).

    Bon, en même temps, on sait à quoi elles servent toutes ces donzelles (femelles pardon) à mini-juppe de bureau, soit elles font des pipes au patron, soit elles sont là en guise de belle plante pour l’aspect communication de la boîte, elles ont souvent toutes le statut de “Chargée de mission”…Et on sait tous qu’elles font vite une pipe dans les chiottes de la moindre boîte de nuit glauque pour un rail de coke…Même si elles s’appellent Clémence, Constance ou Amandine de la Tourte ;) et qu’elles ont les dents blanches et le cuisseau rosé.

    Alors, patrons, sachez que dans votre voiture de fonction ; j’y amène des putes, je convoie un peu de came et j’en sniff sur le tableau de bord et quand j’ai vraiment la rage, je vous vole une carte Total de carburant et je pars en vacances avec en n’oubliant surtout pas avant d’avoir troncher la femme du patron sur la banquette arrière en y laissant bien des tâches de foutre partout.

    Alors le patron et sa connasse de négresse de maison, je vous encule bien profond et votre voiture après le licenciement, j’y fous le feu sur un vulgaire parking de cité et j’accuse les immigrés en prime…Elle est pas belle la vie ?

    Les RH, au bûcher ! Et s’il me reste des bûches vous pouvez m’envoyer Hollande et sa bande de bras cassés en prime…je suis bûcheron.

  • Crevure

    “Après ma mère à 60 an, pas le bac, et elle trouve toujours du boulot”

    Ta maman retrouve facilement du travail car elle est faiblement payée…, à 8 euros de l’heure le patron ne prend pas beaucoup de risque…vous me paraissez bien naifs…

    Il n’y a plus de travail car notre zone économique (l’Europe) n’est plus un centre de consommation ni un centre de production…Il va encore falloir combien de temps pour que les gens comprennent cela ? La croissance, en Europe, c’est fini, il va falloir s’y faire. Ceux qui prétendent le contraire sont des usurpateurs au mieux, au pire des irresponsables incompétents. Le salariat c’est fini, 80% des embauches de l’année 2013 sont des CDD. Si vous n’avez pas compris, on ne peut plus rien faire pour vous.

    “le fait qu’elle soit blanche avec un nom français”

    Ca c’est de la propagande de gauchiste ou pire de la connerie verbale de lycéen lavé par la télévision. La tendance actuelle pour réussir c’est d’être issu de l’immigration, encore mieux de confession juive, être une femme, être homosexuel, écologiste et naivement humaniste.

  • elmondo

    “Mais en France, on est encore en mode lutte des classes.”

    Il faut vraiment vous tenir au courant les gars, même les néo-libéraux reparlent de la lutte des classes (Management magazine et Entreprendre magazine). C’est loin d’être has been et pour votre gouverne, ça va revenir de plus en plus à la mode.

    Sachez enfin, jeunes padawans, que la vie n’est qu’une lutte des classes, tout dépend du prisme de l’analyse.

    Il n’y a pas que les design patterns et les tests unitaires dans la vie. Même ces 2 concepts qui relèvent, à priori, du monde informatique peuvent être analysés en terme de lutte des classes si on les inscrit dans le processus d’industrialisation du génie logiciel pour lequel ils ont été justement créés.

    Le Capital a simplement mis au point des méthodes pour optimiser le rendement du Travail. La méthodologie permet d’intervertir les hommes dans l’ensemble du processus industriel grâce à un référenciel commun. La mise en concurrence de salariés aux comptétences communes, standardisées et normalisées permet la baisse des coûts du Travail.

    Vous comprendrez donc pourquoi l’essor des SSII, des écosystèmes Java, de ITIL, et de l’ensemble de la panoplie de branlette faisant rage dans l’informatique professionnelle. L’unique but est de transformer l’ingénieur informaticien spécialisé (qui coûte cher) en un vulgaire ouvrier spécialisé (beaucoup moins cher).

    D’ailleurs, vous remarquerez que nous ne sommes plus de réels programmaeurs mais uniquement des intégrateurs de briques logicielles (je sais c’est moins classe).

    C’est horrible mais nous sommes, après la mort de l’industrie, les nouveaux ouvriers spécialisés. Bienvenue dans la vie 3.0 ;)

    Regardez dans votre entourage, vous avez un pote plombier, électricien, garagiste. Vous avez besoin d’une aide pour une corvée…Vos potes vous aident, vous trouvez normal de les payer. Maintenant, regardez le nombre d’interventions gratuites que l’on réalise dans notre entourage pour pas un rond…Et là personne ne trouve rien à redire. Finalement notre pire concurrence, c’est le neveu du voisin, ce petit con qui joue à BF ou COD toute la journée et qui se fait passer pour un informaticien ;) !

  • Sam Post author

    @AgainTheMachine: mon petit doigt me dis que tu n’as jamais du faire marcher de business et renvoyer quelqu’un en le regardant dans les yeux. Cette forme d’antagonisation employeur / employé, c’est précisément ce qui fout la merde dans les relations de travail. De plus, c’est très simpliste de mettre le mécanisme de direction d’entreprise au même niveau que le grand capital. L’un est un phénomène local, l’autre un phénomène d’émergence global qui implique tous les niveaux de la société, y compris les consommateurs qui creer leur propre situation d’emploie via leurs choix de consommation.

    @Crevure: c’est vrai pour le salaire, mais croire qu’un employeur ne prend pas de risque avec un employé à 8 euros, c’est très réducteur. Une embauche, ça coûte très très cher avant (recherche), pendant (recrutement) et après (formation). Le temps et l’énergie dépensés en plus du manque à gagner, avec l’incertitude quand au résultat est un poids très lourd. Je sais que quand on pense direction, on pense grosse boîte. Mais en France, la majorité des boîtes sont des PME pour lesquelles chaque employé a un impacte majeur. Et ça impacte cette situation de CDD de masse car franchement, quand tu montes ta boite de plomberie ou ton resto, ben prendre un CDI, c’est signer un contrat avec ton sang tellement les lois sont inflexibles. Quand à la réflexion “gauchiste”, lol, j’ai partagé ma vie avec plusieurs femmes immigrées, dont une sans papier, c’est du vécu, c’est tout.

    @elmondo : comme je le disais plus haut, mélanger le capitalisme et la direction d’une boîte en général, c’est un raccourci très très dangereux. D’autant que la lutte des classes n’a pas eu lieu qu’en France, mais c’est le pays ou on retrouve de manière aussi caricaturale et autodestructrice cette opposition travailleur / employeur. Alors que ça peut bien se passer. Je l’ai vu, je l’ai vécu. Comme boss et comme employé. Il n’y a pas besoin d’être con. Mais le système n’aide vraiment pas. C’est très similaire au problème qu’on a avec le logement : il est super difficile de trouver un bon logement car on te demande limite un test d’urine dans le dossier, tellement il est tendu de virer un mec qui paie pas. Ce genre de protectionnisme nuit plus qu’il n’aide. On peut mettre des gardes-fou sans avoir à en faire des entraves. Évidement on peut refaire le monde avec des si, etc.

    @Max: ben d’ailleurs, tu as supprimé tous les employés :) Et moi je suis devenu freelance. Du coup, plus d’employé.

  • Sam Post author

    @cendrieR : je suis entièrement d’accord. Ca me désole de voir des gens bien (car franchement, cette fille est adorable, et je ne dis pas ça juste parce qu’elle a des gros seins) en arriver à des méthodes de connard parce que sans ça l’option reste la sodomie passive.

  • Hul

    Tout bon salarié de PME qui se respecte a envie de se barrer avant même d’être licencié. Travailler pour un salaire ne misère et être à la disposition du patron nuits et WE inclus ne fait pas rêver grand monde. Il faut le comprendre ce pauvre petit chou, les difficultés de son entreprise justifient bien ça !

  • Axel

    Toujours le conflit patron-salarié…
    ça m’est arrivé de licencier quelqu’un dans le cadre de mes responsabilités associatives, d’autre part, je suis également salarié, donc je vois les deux côtés.
    Quand un salarié fait mal son boulot, s’il est relativement récent dans la boîte (période d’essai est l’idéal, mais les premières années, ça marche aussi)… ça ne coûte pas très cher à licencier. En revanche, quand un salarié est dans la boîte depuis plusieurs années et qu’on veut le virer, il faut se poser la question du “pourquoi”. Il s’est mis à travailler moins bien récemment ? Sa hiérarchie n’a pas été capable d’évaluer sa productivité plus tôt ?
    Chaque cas de figure est différent, mais les choses ne sont pas toutes blanches ou toutes noirs.

  • Sam Post author

    @Hul: travail = corvée, patron = mec assez sur un tas de fric à regarder les autres bosser, c’est quand même super cliché.

    @axel: absolument. Gérer des gens, c’est un métier, et un renvoie, c’est aussi un échec de la part de l’employeur.

  • Baronsed

    Et vous vous demandez encore pourquoi il y a si peu de femmes dans l’info ? ><"
    On pourrait en faire un meme :
    "Average programmer – would like to see women in IT jobs – refuses to respect them"

  • Hul

    Est-ce que j’ai dit que les patrons étaient friqués et qu’ils regardaient les autres bosser ? Non !

    J’ai dit qu’ils n’avaient aucun respect pour leurs salariés et que ceux-ci font le maximum pour quitter le fabuleux monde des PME.

  • Max

    ça n’a absolument rien à voir avec l’article encore que….

    Mais aujourd’hui dans le top 5 des mots-clefs des moteurs ayant conduis ici on a :
    “apprenez à tailler une pipe comme des pros”

  • paul

    Bien vue l’idée de la voiture …

    @sam : idée pour ta copine, ça doit marcher avec une pute sur les horaires de boulot. suffit de faire 2/3 photos.

    Quand les lois ou les choses sont “rigides”, on trouve toujours des gens, des idées pour les rendre plus malléables.

    Après, savoir s’il faut le faire à l’américaine (“tu prends tes affaires et tu te casse”) ou à la française (“salarié == invirable”) c’est le grand debat qu’essaye de lancer la gauche et la droite, bref, c’est un choix politique. Chaque solution a surement ces avantages et inconvénients.

  • Sam Post author

    Ca n’a rien à voir avec la droite et la gauche. Justement. Tout le principe c’est qu’on a PAS besoin de mettre les employés et les employeurs face à face avec un couteau. Virer un boulet doit être possible. Trouver un emploi sans avoir bac +12 pour faire du secrétariat à 3€ de l’heure, ça doit être possible. Il y a un juste milieu entre la mise à la porte du jour au lendemain et payer un an de salaire.

  • Daïku

    Sauf erreur de ma part :

    Indemnité légale de licenciement : minimum un cinquième de mois de salaire par année d’ancienneté. C’est à dire que pour un salarié ayant CINQ ANS d’ancienneté, son indemnité de licenciement est de UN MOIS de salaire… On est loin du “un an de salaire à payer“.

    Pour avoir “un an de salaire à payer” en indemnité de licenciement, il faudrait avoir une ancienneté de… 60 ans dans la boite…

    Dommages et intérêts minimum généralement accordés par les Conseils de prud’hommes en cas de licenciement irrégulier ou reconnu sans cause réelle et sérieuse : 6 mois de salaire.

    Là encore, on est loin de “un an de salaire à verser”.

    Un licenciement irrégulier, c’est un licenciement dont la procédure n’a pas été respectée (et elle n’est pas si contraignante que ça, croyez-moi).

    Le truc, c’est que toutes ces règles sont connues. Le Code du travail n’est pas un bouquin ésotérique ou confidentiel. Il se trouve dans toutes les bibliothèques municipales (et on peut même l’acquérir en ligne ! ). Il est épais, oui, parce que les éditeurs l’assortissent d’explications, de précisions, de décisions de justice permettant d’éclairer le lecteur.

    Si on ne connaît pas les règles… Eh bien j’ai envie de dire : on ne joue pas. Ou on se renseigne avant de jouer (c’est valable dans tous les domaines). Dire « c’est trop compliqué »… Python c’est compliqué pour moi, alors je me renseigne, ou je ne joue pas :-)

    Le Code du travail ce n’est pas un recueil de lois destinées à emmerder les employeurs, ce sont des lois destinées à corriger le déséquilibre existant dans la relation de travail. Parce que, que vous le vouliez ou non, le lien de subordination existant entre un salarié et un employeur est largement déséquilibrée en faveur de ce dernier (faites la listes des prérogatives de l’employeur et mettez-la en face de celles du salarié…)

    Le “juste milieu” dont parle Sam, il a été instauré par un gouvernement de droite : la rupture conventionnelle du contrat de travail (uniquement pour les contrats à durée indéterminée). Et la non plus, les procédures, les conditions financières ne sont pas extravagantes pour l’employeur.

  • Sam Post author

    Sauf que tu parles d’une rupture conventionelle où le mec veut partir. Maintenant, si le mec est en CDI et ne veut pas partir, tu dois faire un licenciement hors faute (ou économique, mais on parle de PME) : licenciement pour inaptitude, insuffisance professionnelle, maladie ou accident du travail. Si par exemple ton commercial fout une ambiance de merde au travail et te coûte plus d’argent qu’il n’en rapporte, ça ne rentre pas dans ces cases. Si tu le vire, ça finit au prud homme et l’année de salaire tombe.

    Il faut pas se leurrer, la mise au placard n’existerait pas si il était si facile de licencier un incompétent. L’inaptitude au travail est impossible à prouver à part débilité profonde devant témoins non solidaires à plusieurs reprises et preuves papier.

    Mais la réalité ce n’est pas ça. La réalité c’est juste que x est un boulet, et tu veux le virer. Et tu ne peux pas le faire “dans les règles” et payer juste un mois de salaire d’indemnité.

    Quand à dire que la relation employeur / employé est déséquilibrée, c’est encore une fois avec une grosse boîte qu’on peut le dire. Pour la majorité des PME (et donc la majorité des boîtes en france: plombiere, superette, boulangerie, etc) être un employeur c’est bosser 80 h/semaine et pas gagner des milles et des cents, en plus de manière irrégulière. A côté le salarié gagne moins, mais à (généralement) des horaires plus soft, et un salaire fixe et garanti. Pour avoir été des deux côté, être salairé, c’est beaucoup plus relax. Après, il y a d’autres avantages, sinon je serais encore salarié.

  • JEEK

    Bon j’trollerais bien comme un porc en rut…
    …mais c’est pas dredi aujourd’hui !

    Aller, OSEF…c’est tous les jours dedri sur le net.
    :-)

    Ach… La lutte des classes, c’est “so 1900” tendance drapeaux rouges qui flottent au vent…je ne sais pas si on peut encore en parler à l’heure de la mondialisation triomphante et où 99,9% des entreprises en France sont des PME (3,2 millions de PME selon les chiffres de 2010 ; cherchez vous trouverez, y a pas besoin d’y passer des plombes…oui je sais, une PME c’est au bas mot entre 10 et 250 employés et je n’ai ni le temps ni la volonté de vous faire une thèse sur la composition des “suppôts du capitalisme” en notre douce terre de France…pourcentages, domaine d’activité et toussa) ; alors lutte des classes ?

    Je pose la question car je connais des patrons de PME qui ne touchent pas beaucoup plus que leurs ouvriers/employés au final et qui dégueulent tous les matins dans le chiotte à cause du stress… J’en connais même un qui à force de bosser comme un con, s’est tapé sa première alerte cardiaque à 32 ans alors qu’il n’a pas nécessairement un terrain favorable pour ce genre de truc (je le connais même très bien car c’est mon frère…non non, soyez rassuré, j’suis impartial…je n’envie pas sa vie, tout comme lui n’envie pas la mienne ceci dit…il s’éclate dans son boulot donc tout va bien) !

    Alors, en ces temps de crise où les riches deviennent plus riches, où les pauvres deviennent plus pauvres (au point où même la classe moyenne se paupérise à mach2 et découvre la joie des discounts pourraves) et où 1% en font baver aux 99% sans même avoir l’impression de prendre conscience que la merde va p’tet pas tarder à arriver sur les pales du ventilo (SHTF), pouvons nous parler de lutte des classes ?

    En fait p’tet que c’est pas suranné comme débat, mais faudrait p’tet redéfinir certaines choses car j’ai l’impression que beaucoup de gens utilisent encore des dicos du début du XX° siècle…
    …y a p’tet de grands patrons qui seraient à pendre par les testicouilles ou à qui il faudrait donner 200 euros pour faire vivre leur famille pendant 1 semaine (oui je sais, j’suis grand prince) mais y a masse de p’tits patrons qui ne sont pas des “bourgeois” dans le sens que le concept de lutte des classes peut le laisser penser !

    En bref, la crise (qui parait il est derrière nous…lol) exacerbe beaucoup de choses et on a pas le cul sorti des ronces…

    Je ne parle même pas des conditions ouvrières hors de France hein, y a pas besoin d’aller hors de l’Europe pour voir des trucs qui filent la gerbe, alors j’vous parle même pas du même truc dans ce qu’on appelle “pays émergeants” ou même “tiers monde”…
    …et puis y a ce salbatar de capitaliss’ de trombonne qui commence à m’énerver ! :-D

    J’ai pas lu Marx hein, mais lui ne me lit pas non plus (lol) donc tout va bien là aussi…
    ;-)

    PS: même si ça vrille dans tous les sens, j’aime bien ce genre de discussion à moitié foutraque…même si ça semble ridicule, incomplet…parce que ça fait discuter les gens et tant que ça se passe dans le respect, l’échange c’est “bien” (c’est quand ça ne discute plus que là, la merde se rapproche à grands pas des pales du ventilo).

  • JEEK

    Raaaaaaah bordail de mairde de touchpad pourri ; après “200 euros pour faire vivre leur famille pendant 1 semaine“, rajouter : …pour leur faire voir comment ça chie de devoir faire les courses pour bouffer quand les factures ont été payées en début de semaine et que c’est raide de remplir le caddie pour bouffer !

    Mal tourné, un bout de phrase qui manque…bref, c’est tout moi ça ! lol
    ^_^

  • Shagshag

    C’est un sujet trollesque et les commentaires sont longs, me suis arrêté à celui de crevure.

    @Crevure : “La tendance actuelle pour réussir c’est d’être issu de l’immigration, encore mieux de confession juive, être une femme, être homosexuel, écologiste et naivement humaniste.”

    Donc faut être une minorité (humaniste) d’une minorité (écologiste) d’une minorité (homosexuel) d’une petite majorité (femme) d’une minorité (juif) d’une minorité (immigration). ça fait quoi dans les 10 personnes en France ?

    C’est clair que vu comme ça c’est dur de réussir, le loto c’est plus sûr. Heureusement que tu dénonce la “propagande gauchiste” :)

    M’enfin le jour où une femme Bac+8 de 45 ans noire qui s’appelle Métouqa aura plus de chance d’avoir un poste de commercial qu’un homme Bac+3 de 25 ans blanc qui s’appelle Nicolas, ton discours aura un sens.

  • Rom

    Perso, je comprends plus la lutte des classes comme une lutte entre groupes oppresseur/opprimé (avec souvent plusieurs niveaux). Le fait d’être “patron” (d’une PME par exemple) ne fait pas nécessairement de vous un oppresseur. Ce petit patron peut par exemple être oppressé par des dettes, des charges, de la concurrence, et/ou autre.
    Tout comme le fait d’être salarié ne fait pas de vous un “opprimé”, notamment si vous êtes qualifié sur un secteur recherché (qui a dit l’informatique ?).
    Bref dans ce sens il y a toujours des opprimés et toujours des oppresseurs.
    Maintenant, aussi mauvais puisse être le système français, tout n’est pas rose ailleurs non plus (USA).
    Si tout le monde est d’accord pour dire que le système français est à changer, personne n’est d’accord sur comment !

  • Daïku

    à Sam :

    Personnellement, je m’en moque un peu qu’un employeur fasse 80 heures par semaine (dimanche compris ? ) et ne gagne pas des mille et des cent : il a fait un choix (celui d’être employeur, ou entrepreneur ou preux chevalier des temps modernes, comme il te plaira) et ce choix comporte des avantages, des inconvénients et aussi des règles à respecter.

    Ce que je dis, c’est que, s’agissant de la relation vis à vis des salariés, les règles sont connues, que la sanction pour leur non respect n’est pas systématiquement celle que tu affirmes.

    Je n’ai pas parlé de « placard », de « juste un mois d’indemnité », « d’impossibilité de prouver une inaptitude au travail » (inaptitude qui, soit dit en passant, ne peut être prononcée que par le Médecin du travail et pas par l’employeur), je n’ai pas restreint mon intervention à la seule rupture conventionnelle du contrat de travail.

    Ce qui ressort de tes exemples, c’est que tu n’es pas versé en droit social (c’est un constat, pas un reproche), or aborder ces domaines sans un minimum de connaissances de base, c’est s’exposer à débiter des clichés style « café du commerce », ce qui n’élève pas le débat.

    Sinon, convergence de vues avec Elmondo et Axel.

  • kontre

    @Daïku: ce que tu dis est surement vrai, mais je trouve ça un peu facile de dire “il suffit de connaitre les règles, le code du travail est trouvable partout.” J’ai fait un tout petit peu de droit du travail, ce que j’ai surtout retenu c’est que mon prof (avocat) passait 1/2 journée par semaine à se mettre à jour sur les changements du droit du travail (jurisprudence comprise, je suppose).
    Donc je ne vois pas comment tu peux dire sans ciller qu’il suffit de se taper le code du travail pour savoir ce qu’on peut faire. En plus de ça, le langage juridique est très particulier, avec des formules à connaitre, etc. C’est pas donné à tout le monde.

    A côté de ça ça gueule en python parce qu’il y a une mise à jour sans rétro-compatibilité une fois tous les 15 ans. Et y’a pas besoin de se taper la doc complète pour faire un hello world. Je vais donc continuer à faire du python et me passer du droit !

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