Life is hard and then you die 68


Je me baladais sur le shaarli de notre gendarme préféré me que je suis tombé sur cet article de “motivation”.

je suis pour un bon coup de pied au cul de temps en temps et dire la vérité en face. Les gens en ont besoin, la tendance à chercher des coupables et de l’assistance pour le moindre soucis m’agace fortement. Mais le problème c’est que ce texte, bien qu’intéressant, énonce aussi d’énormes conneries. Et sous forme de règles. Grrrrr.

D’abord, il n’est pas de Bill Gates, comme annoncé.

Et ensuite, point par point :

Règle 1 : La vie est injuste : habituez vous!

Non la vie n’est pas injuste, elle est ajuste. Il n’y a pas de bien et de mal. Pas de karma.

Personne ne va vous taper sur la tête. La plupart de vos misères, vous vous les infligez vous-même. Oui il y a des inconvenances régulières, et des catastrophes ponctuelles, mais globalement, à l’échelle d’une vie, c’est équilibré. Si ça ne l’est pas, c’est que vous ne réagissez pas assez (ou alors que statistiquement, vous avez la malchance d’être sur l’extrême de la courbe de Gauss :-p).

Le habituez-vous, c’est de la merde en boîte. Il n’y a rien à s’habituer, s’habituer c’est le contraire de la vie. La vie c’est un changement perpétuel, il faut s’adapter, pas s’habituer. Et il n’y a pas de règle, donc certainement pas d’injustice, qui suppose une “mauvaise” justice.

Règle 2 : Le monde se fout de votre amour-propre.
Le monde s’attendra à ce que vous accomplissiez quelque chose AVANT que vous ne vous félicitiez vous-même.

Le monde ne s’attend à rien du tout. Le monde s’en branle. Et la notion d’accomplissement n’a aucun sens. En tout cas pas d’autre que celui que vous lui donnez.

On n’est pas dans une série américaine avec les “winners” d’un côté qui accomplissent, et les autres.

On est juste tous des survivants, en sursis qui plus est, et chacun comme on peut.

Règle 3 : Vous ne gagnerez pas $60,000 par an en sortant de l’école.
Vous ne serez pas vice-président en commençant, avec GSM et voiture de fonction fournis, avant d’avoir mérité, gagné ces privilèges.

Je vois l’idée, mais la conclusion a un arrière goût de pourri.

Ceux qui on ces privilèges (mais en sont-ce ?) ne les ont en rien mérité. D’abord parce que notre monde récompense (avec ces “privilèges” en tout cas) les meilleurs marchands et créateurs de réseaux, pas les meilleures personnes. Et ensuite parce que même si vous pouviez les obtenir en vous donnant à fond, aucune somme de travail d’une personne ne justifie qu’elle accumule la valeur du travail de centaines d’autres pour son usage personnel. Quand vous êtes blindés, vous ne l’avez pas mérité. Ça ne fait pas de vous une mauvaise personne. Ça ne veut pas dire que vous ne pouvez pas ou ne devez pas profiter de votre argent. Mais prétendre l’avoir mériter, ça n’a aucun sens.

Il y a de tas de personne qui sont plus belles, plus compétentes, plus travailleuses que l’auteur et qui gagnent le SMIC. L’univers se fout du mérite. Le mérite est une notion humaine, et qui suppose le proportionnalité. La richesse n’est pas proportionnel à l’accomplissement d’un homme. Si on prend un homme riche et qu’on déplace sa naissance 10 ans avant ou après dans le temps, si on le fait naitre dans un autre pays, d’un autre sexe, dans une autre famille ou même juste d’une autre religion, il ne devient plus riche. Il est devenu riche dans un contexte. Sa personnalité n’est qu’une composante, influente mais petite, de ce contexte.

Règle 4 : Si vous croyez que votre professeur est dur avec vous, attendez d’avoir un patron.

D’abord, il y a des tas de patrons très sympas. Qu’est-ce que c’est encore que cette mentalité à la noix de placer le patron comme une figure autoritaire exigeante qui projette ses sauts d’humeurs de connard sur ses employés ?

Ensuite, vous pouvez choisir votre job, un job dans lequel vous êtes bons et qui vous intéresse, alors que les matières à l’école (et l’école en générale) vous sont imposées.

Et vous êtes payés pour ça. Et si votre patron est con, vous pouvez en changer. On est pas esclaves dans une usine Apple en Chine.

Le monde du travail est par bien des aspects plus simple que l’école. Essayez de vous souvenir de votre enfance, bordel. L’école c’était difficile, l’environnement social laisse peu de place aux erreurs, et on les paye sur des années. La somme de travail est importante, et pas toujours gratifiante. Les profs ne sont pas tous bienveillants. L’école, ce n’est pas l’île aux enfants.

Oui on peut se toucher à l’école et c’est vrai qu’il y a plein de protections pour les enfants, et qu’ils se plaingnent souvent de non-problèmes car ils ont besoin de se construire. Mais nier la difficulté de l’école, c’est faire l’autruche.

Règle 5 : Travailler dans une friterie n’est pas s’abaisser. Vos grands-parents avaient un mot différent pour ça : ils l’appelaient une opportunité.

On se retrouve sur ce point. J’aime les friteries. Si j’en veux, j’ai besoin de gens qui travaillent dans les friteries. Donc je respecte les gens qui travaillent dans les friteries. Et ce respect passe par le fait que j’accepte de travailler dans une friterie. J’ai travaillé dans les bars / restaurants / champs / usines avant de trouver ma voie. C’est important de donner du crédit à tous ces métiers car nous consommons leurs produits.

Après, il est tout aussi important de choisir le plus possible un métier qui vous plait. Et non, travailler dans une friterie ne me plait pas.

Règle 6 : Si vous gaffez, CE N’EST PAS LA FAUTE DE VOS PARENTS, arrêtez de chialer et apprenez de vos erreurs.

Arrêtez de chialer, oui.

Personnellement je n’entends pas souvent des gosses dire que leurs échecs sont la faute de leurs parents, mais admettons.

Ce qui me gène, c’est nier la faute des parents. Les parents modèlent votre vie que vous le vouliez ou non, et une grande partie de vos tares sont directement liées au fait qu’ils vous ont élevé : vos peurs, vos doutes, vos incapacités ont tout à voir avec vos parents. Pas seulement. Mais énormément.

Comme en plus ils sont votre première et plus importante échelle de valeurs quand vous êtes momes, c’est eux qui vous balancent les fameux critères de réussite dont j’ai parlé plus haut.

Faut-il leur en vouloir ? Inutile et contre productif.

Faut-il se reposer sur cette idée pour s’excuser de merder ? Non, bouge ton cul.

Mais il est temps de re-responsabiliser les parents : faire un môme, c’est prendre la responsabilité d’une vie. Oui, vous pouvez le bousiller. De très très très nombreux parents transmettent leurs névroses, et d’autres trucs graves, par le simple fait d’exister au contact de leurs enfants.

Les parents sont souvent de pitoyable adultes.

Et visiblement, ce que je lis dans ce texte, c’est un parent qui a des gosses en difficultés et qui écrit un article à ce sujet, sans jamais se remettre en question. Mec, tu te dis pas que tu as peut être et avant tout raté le coche quelque part ? Les gosses qui sont nuls en tout et se plaignent tout le temps par nature, ça n’existe pas. Ça le devient.

P.S: j’aime beaucoup mes parents.

Règle 7 : Avant que vous naissiez, vos parents n’étaient pas aussi ennuyants qu’ils le sont maintenant !
Ils sont devenus comme ça :
* En payant vos factures,
* En nettoyant vos vêtements
* Et en vous entendant répéter sans arrêt combien vous êtes bons et cools.
Ainsi, avant de sauver les forêts tropicales des parasites de la génération de vos parents, commencez donc par faire le ménage dans votre propre chambre et tout ce qui s’y trouve

Qu’est-ce que ça vient foutre la dedans ? Petit moment de frustration avec tes enfants, man ?

Tous les mômes trouvent leurs parents ringards ou gênants, ou les deux.

Le boulot de parent est un boulot ingrat. On torche les gosses. On casque pour eux. Et on a rarement un merci.

Qu’est-ce qu’on s’en branle ? Tu as pas fais des enfants pour qu’ils te pumped up ton égo quand même ?

Ce sont des gamins, bien sur qu’ils sont égoïstes et qu’ils n’ont aucun sens des réalités. Ils débutent dans la vie. Oui, à la sortie de l’université, on est encore un gamin. Y a rien de mal à ça.

Pauvre bichou. Aller, viens faire un câlin.

Règle 8 : Votre école s’est peut-être débarrassé du système « gagnant-perdant », PAS LA VIE !
Dans certaines écoles, on a aboli les notes de passage et on vous donne autant de chances que vous voulez pour obtenir la bonne réponse.
Ceci n’existe pas dans la vraie vie !

Si. Justement. La vie n’a pas de gagnant ou de perdant.

La vie n’a pas de note.

Ce sont les humains qui jugent si on a réussi ou pas. C’est une notion humaine qui change d’un lieu à l’autre, d’une culture à l’autre, d’une période de l’histoire à l’autre, d’un groupe social à l’autre…

La vie s’en tamponne le coquillard avec une patte d’astrakan femelle.

Les notes ne sont pas censées être une évaluation pour permettre au gens de “passer” un truc. C’est censé donner aux gens une échelle pour savoir où ils en sont dans leurs objectifs d’apprentissage. Le problème c’est que plus personne ne les utilise comme ça : on assiste à un combat entre étudiants et enseignants avec notes interposées, avec la société (et les parents en première ligne) qui juge sur cette échelle de valeur. On ne cherche pas à apprendre, mais à passer, ou à devenir le meilleur.

Le “meilleur” est une notion humaine.

Pour la vie, la seule sanction c’est la survie ou la mort, et dans nos sociétés de riches, ceux qui vont à l’école n’ont pas cette épée de Damoclès au dessus de la tête. Pour les autres, c’est un problème qui n’a rien à voir avec cet article.

Réfléchir comme ça, c’est créer des générations de frustrés qui vont se battre pour “attrapez les tous” et “devenir le meilleur dresseur”. Personne n’est heureux comme ça.

Le fric faisant maintenant office de note générique, le bulletin de notes et ses conséquences idiotes dépassent de loin le cadre de l’école. C’est ridicule.

Un système de compétition n’est pas une mauvaise chose. Une carotte n’est pas une mauvaise chose. Un statut, de l’abondance ne sont pas des mauvaises choses. Mais cette arrogance de jeter l’opprobre sur ceux qui n’atteignent pas le sommet de cette échelle artificielle et temporaire, c’est complètement con. Les humains ne sont pas fait pour être au service d’un type de société en particulier et s’y tenir. L’humanité grandit organiquement, et ses accomplissement dépassent largement cette vision réductrice. Il n’y a pas que ton système, monseigneur. On peut faire plus. Et différemment. On a besoin des artistes, des humanistes, des gens qui prennent leur temps, des gens humbles, des gens qui font le pont entre les groupes sociaux, des pères et mères qui veulent peu travailler pour s’occuper des mômes, des philosophes, des chercheurs, des inventeurs, des transgresseurs, des engagés et de ceux qui creusent leur spiritualité. Pas juste des producteurs, des business man, et de ceux qui font plus et plus vite, et que l’on qualifie aujourd’hui de “gagnant”.

On a besoin d’eux aussi. J’aime avoir de l’argent. J’aime quand quelqu’un fait de grandes choses grâce à la puissance que lui donne l’argent. Mais ce n’est pas une échelle de valeur saine. Tout au plus un indicateur d’état.

Règle 9 : La vie n’est pas divisée en semestres.
L’été n’est pas une période de congé.
Et très peu d’employeurs sont disposés à vous aider à VOUS ASSUMER, c’est votre responsabilité.

Bon +1. Et je rajouterais, les WE, les jours fériés, Noël et la fête des mères n’existent pas. Ce sont des conventions sociales, utiles pour interagir avec les autres, mais c’est tout. Faites votre propre calendrier.

Au passage, vous êtes tout seul. L’entraide, c’est bien, mais ne comptez pas dessus par défaut. C’est un bonus. Assumez-vous.

Règle 10 : La télévision n’est pas la «vraie vie».
Dans la vraie vie, les gens quittent le café et vont travailler.

Débranchez la télévision (vendez la chez cash express). Mais allez travailler de temps à autre dans un café. Ça vous fera du bien.

Si votre métier ne vous le permet pas, à la sortie du boulot, allez au café avec vos collègues. Le distributeur d’erzatz du boulot, ce n’est PAS la même chose.

Si vous êtes d’accord, faites circuler, sinon, mettez-vous la tête dans le sable et prenez une grande respiration

J’adore l’humilité qui transpire de cette conclusion. Que tout ceux qui ne sont pas d’accord avec moi aillent se faire foutre !

Ça, ça va me convaincre de la puissance de tes arguments.

68 thoughts on “Life is hard and then you die

  • sil

    Règle 1

    Bah ouais, on a eu plutôt de la chance d’être ne en France. C’est moins bien que Monaco mais mieux que le Somalieland. Reste que 90% des richesses de la planète sont partagées par moins de 10% des individus.

    Règle 2 et 3
    =Règle 1. N’attendez pas que la vie soit juste, la vie est par mature injuste.

    Règle 4
    Dans l’ensemble, mes professeurs étaient bien plus cons que mes patrons. Ils se permettaient de faire des leçons de vie alors qu’ils n’étaient jamais sortis de leur bulle.

    Règle 5
    Qui gagne (généralement) le plus d’argent ? Le cuistot ou le cravateux qui déblatère des conneries abstraites en salle de réunion toute la journée ?

    Bien que le cuistot soit plus utile a la société, cette dernière estime le cravateux plus “méritant” au sens marchand du terme.

    Règle 6
    En France, c’est culturel de rejeter la faute. Pas de responsabilité individuelle a l’anglo-saxonne.

    Règle 7
    No comment. Je ne sais pas non plus ce que ça vient faire la.

    Règle 8
    Dans le système libéral, on essaye de nous faire croire que la compétition entre individus est normale et naturelle. Pourtant les civilisations se sont battis justement avec la collaboration entre individus. Si les hommes préhistoriques avaient été des libéraux, on aurait jamais quitte l’age de pierre.

    Reste qu’il n’est pas possible de refaire le monde tout seul. Même si l’humanité n’est pas dans sa meilleure période, nous sommes bien obliges de faire avec.

    Règles 9 et 10
    Pas grand chose a ajouter. Hélas, comme la vie est injuste, tout le monde n’a pas les collègues qu’il “mériterait”.

  • roro

    Ah ah! ça me rappelle une critique de Recher sur une digression philosophique que j’avais faite sur un forum, concernant la “chance”; que je considère comme un “consommable”, en m’appuyant sur l’entropie.
    Je n’avais pas insisté; Recher, il est un peu “définitif” quand il s’y met.
    ça mériterait presque un article. Histoire de voir ce qu’en pense la vox-populi.
    Sinon; c’est bien de nous titiller le neurone critico-émotionnel, de temps en temps.

  • roro

    @sil, dis donc, le: “m ” de: “mature” est à trois touches du: “n” de: “nature” !!
    J’espère que tu a une bonne excuse…Ou un bon avocat.

  • roro

    Et les civilisations: “baties”
    Ouch! ça y est je fait une attaque d’orthographyte!
    Vite…Du sel! Heu non… Des “sels”.

  • glickind

    relecture:
    s/On est pas/On n’est pas/ (2 fois)
    s/ont les paye/on les paye/
    s/tous bienveillant/tous bienveillants/
    s/leur névroses/leurs névroses/
    s/des grosses en difficultés/des gosses en difficultés/
    s/Tu as pas fais/Tu n’as pas fait/
    s/à a /à /
    s/Aller vient/Aller viens/
    s/une échelles/une échelle/
    s/une combat/un combat/
    s/Le “meilleure”/Le “meilleur”/
    s/status/statut/
    s/on qualifient/on qualifie/
    s/Que tout ceux qui ne soient pas d’accord avec moi aille/Que tous ceux qui ne sont pas d’accord avec moi aillent/

  • Matt

    J’ai eu la même envie que toi de réagir à ce texte. Par manque de temps, je n’ai commencé le moindre commencement de phrase. Mais finalement, tu l’as parfaitement fait à ma place.
    Je trouve très sain et très frais de s’exprimer pleinement sans tenir compte des conventions qui nous étouffent.
    Merci pour ton texte que je partage de ce pas.

    Matt

  • Kevin

    Exactement ! On remarque aussi qu’on ne juge pas seulement les gens sur les notes obtenues, mais sur le diplôme et parfois presque uniquement celui-ci.

    Vous êtes ingénieur ? Alors vous êtes forcément un hacker roxxor qui va produire un travail “bankable”, vous rendant riche par la même occasion à chaque ligne de code écrite.

    Vous êtes sans diplôme ? Alors vous n’êtes rien et condamné à mendier devant les grandes surfaces.

    D’accord, c’est stéréotypé à mort, mais c’est la triste réalité actuelle. La vérité, c’est que vous pouvez être ingénieur et ne pas être plus au courant ou plus “fort” qu’un type sans diplôme. La passion, voilà le moteur. Pas le seul, mais celui qui fait la différence entre le type qui fait un boulot juste “pour gagner sa croute” et le type qui le fait parce que ça le passionne.

    Oui, il y a des noobs partout. Des incompétents aussi. Et des hackeurs (au premier sens du terme). Ainsi que des informaticiens “mainstream”, pas plus intéressés à approfondir leurs compétences et connaissances que le quidam moyen.

    D’accord, avoir un “papier” prouve que vous avez suivi une certaine formation et que vous devriez avoir un certain niveau dans les domaines appris. Mais est-ce que cela prouve que vous êtes passionné ? Pas forcément ou… pas totalement.

    Toute ma diatribe pour dire qu’on ne peut pas juger une personne UNIQUEMENT sur ses “papiers”. Pourtant, il y a des “génies” dans toutes les strates…

  • sil

    @toto

    J’utilise un clavier allemand. Le ‘m’ et le ‘n’ sont à côté. Tu remarqueras aussi qu’il manque un certain nombre d’accents.

  • Max

    On pourrait pas résumer tout ce texte par une simple phrase du genre:
    “On a la vie qu’on mérite”

    Enfin moi c’est ce que je sors toujours aux gens qui se plaignent, je n’ai plus aucun ami depuis…

  • sil

    Effectivement, on a la vie qu’on mérite. Mais, il ne faut pas oublier que, dans une société libérale, le mérite est une valeur marchande et non morale.

  • Recher

    “Si vous êtes d’accord, faites circuler, sinon, mettez-vous la tête dans le sable et prenez une grande respiration”
    Je ne vois pas où le fameux Julien Boyé a écrit ça. Je ne l’ai trouvé ni dans l’article, ni dans le shaarli. C’est moi, ou bien ?

    À noter que c’est quand même la classe de mettre du texte sous forme d’une image. Si vous entendez un bruit dans le fond, c’est le SEO-boy qui vient de tomber dans les pommes.

    @roro : définitif moi ? Oui c’est possible. En fait, ça m’arrive assez souvent de répondre à quelque chose, dans un forum ou ailleurs, et d’avoir la flemme de regarder si il y a eu une réponse à ma réponse.

    La lettre N est juste à côté de la lettre M sur les claviers dvorak-bépo. En plus, elles sont toutes les deux assignées à l’auriculaire droit.

    (C’était juste pour me la péter et dire que je tape en dvorak-bépo)

  • sil

    @Theo

    Et il faudrait ajouter : «Tes parents t’ont dit qu’ils n’allaient autant que ton frère. Bah non c’est faux, ils préfèrent ton frère. Il fait du sport et emballe des filles lui au moins.»

  • Etienne

    Au file de la lecture j’ai commencé à me dire qu’il faut replacer ces règles dans le contexte socio-politique américain pour comprendre ce que Bill Gates cherchait a exprimer.

    Une petite recherche sur le nom de l’école dans laquelle le speech a été donné renvoie: Visalia unified school district. Le slogan de l’école : “Every student succeeds”. Ça c’est supect. En générale, quand on vient faire un speech quelque part, on ne casse pas la philosophie de base de l’endroit où on est.

    Alors j’ai fait une recherche sur “Bill Gates” + le nom de l’école. On tombe vite sur sur snopes. Les règles sont incorrectement attribuées à Gates, mais sont d’un certain Charles J. Sykes, auteur de “Dumbing Down Our Kids: Why American Children Feel Good About Themselves But Can’t Read, Write, or Add.”, qui a été publié il y a presque 20 ans. On comprend vite de quoi il s’agit sur le site du gars.

    Grosso modo, il critique la Outcome-based education, éducation dont les critères de succès sont les compétences et savoirs acquis (on va dire) et plaide pour un retour de la bonne vieille école de papa-maman, où on apprenait vraiment les choses de la vie.

    Pour moi, un bon vieux réactionnaire à l’américaine.

    Pas de quoi fouetter un chat.

  • Etienne

    Et en passant, les gars genre Julien Boyé font partie de mes ennemis naturels. Je supporte pas ce genre de mec, ni ce a quoi il emploie sa vie.

    Mais bon, tout le monde s’en fout certainement.

  • kontre

    Je t’ai approuvé, y’avait peut-être trop de liens en anglais ?

    @Kevin: Le truc avec les diplômes, c’est que c’est le premier filtre à l’embauche tout simplement parce qu’il faut bien filtrer les CV. C’est la première indication du potentiel du candidat. Du coup c’est plus une question de nécessité pratique que d’un encensement éhonté du diplôme. Et c’est injuste envers ceux qui n’en ont pas (c.f. règle n° 1). Disclaimer : je suis ingénieur.

    En tant que parent, je dois dire que j’ai plutôt tendance à me sur-resposabiliser. Mon souci c’est que je ne sais pas comment mon enfant va réagir à ce que je lui dit. Pour caricaturer, il va soit m’obéir à la lettre sans réfléchir, soit il va faire le contraire par réaction. Est-ce qu’on enfant battu va battre ses enfants à son tour ou va être dégoutté de la violence à tout jamais ? Est-ce qu’on fils d’alcoolique sera alcoolique ou ne touchera jamais une goutte d’alcool ? Vous voyez le genre. (je ne suis ni violent ni alcoolique, hein) Ça, c’est quand je prends le temps de réfléchir, mais dans 99% des cas, je fais juste comme je peux… Du coup, je pense qu’on peut responsabiliser les parents mais il faut faire attention à ne pas les sur-culpabiliser. C’est super dur d’être parent, y’a pas d’études, pas de mode d’emploi. Il arrive même qu’on le devienne sans le vouloir. Au final, si on “gaffe”, c’est peut-être la faute de personne…

    Sur le fait de choisir son job, ça dépend des professions : c’est plus facile de changer de job pour un informaticien que pour un ouvrier automobile, par exemple (pas très bon, mais exemple tout de même). D’autant que c’est pas forcément agréable de se mettre soi-même au chômage quand on entend parler de crise économique à tous les coins de rue.

  • Etienne

    @Max

    Enfin moi c’est ce que je sors toujours aux gens qui se plaignent, je n’ai plus aucun ami depuis…

    On a la vie qu’on mérite…

  • sil

    Il a raison pour les règles 6 et 7. Tout le monde n’a pas eu la chance d’avoir des parents alcooliques, homosexuels et communistes.

  • JEEK

    La vie qu’on mérite, j’sais pas…
    …la vie qu’on veut bien ou qu’on accepte d’avoir, p’tet (même si parfois, on se fait qu’on a pas un panel de choix monstrueux) !

    C’est vrai que le truc, j’avoue ne pas m’être penché dessus au delà du premier degré ; on va dire ça m’a “parlé” et que j’ai fait tourner…
    J’devais sûrement avoir inconsciemment envie de balancer des coups de pieds au cul à certains de mes stagiaires ce jour là !
    ;-)

    Si nécessaire, je commente de façon plus construite plus tard…là, même si j’ai pas piscine…j’ai 2 ou 3 trucs à faire pour demain et j’ai le cerveau sur d’autres trucs.

    NB: sinon, j’adore l’image…ça m’a rappelé des souvenirs !

  • oli

    @sil
    Tu te plantes dans tes définitions. Le libéralisme est une philosophie du DROIT et pas économique.
    De plus, saches que le libéralisme est résumé dans la déclaration des droits de l homme et du citoyen et que ce sont ces idées,du siècle des Lumières, qui ont permis les plus grandes avancées. Après, rien ne t’empêche de ne pas adhérer à ces principes.
    Concernant la Déclaration, on se rend compte qu’elle est bafouée de toute part et de plus en plus (tendance opposée donc à un monde libéral), et les informaticiens, souvent épris de liberté sont aux 1ères loges pour évaluer cette glissade vers un monde Orwellien ou d’Huxley.
    Il faut faire attention à la novlangue, car quand on ne peut pas changer les choses, on change les mots…
    Allez faire un tour sur wikiberal.org, que vous soyez d’accord ou pas, vous ne ferez plus de confusions facilement évitables.

    Sinon, bravo pour ce billet, et bravo pour votre sens des responsabilités !

  • pirateboxge

    Lisez Bukowski, y’a de la grande leçon de vie et ça transpire, suinte l’empirisme !!
    Factotum pour commencer…(le livre, pas l’étron avec Ben Affleck)

  • Sam Post author

    C’est une notion de droit, certes, mais qui s’applique entre autres aux échanges, et donc à fort impact économique.

    Mais en effet, le libéralisme est très mal appliqué aujourd’hui : pour un libéralisme parfait, il faut interdit les monopoles et les abus de positions dominantes, ce qu’on ne fait jamais. De plus, on a un libéralisme économique uniquement, ce qui est un libéralisme incomplet. Le libéralisme complet suppose un libéralisme culturel, scientifique, etc. Donc pas de propriété intellectuelle, pas de brevet. Pas de “zone protégée”.

    Après, est-ce qu’un libéralisme pur améliorerait les choses, pas sur. Car le libéralisme dans un système capitalisme amène à la centralisation des pouvoirs, et on a aucun mode de compensation actuellement.

  • sil

    @oli
    Le libéralisme est un ensemble d’idées, concernant A LA FOIS la politique et l’économie, qui ne sont ni bonnes ni mauvaises en soi. Ensuite, ça vous choque peut-être quand je dis que le mérite est une valeur marchande et non morale, c’est pourtant vrai. Vos chances d’avoir, dans votre entourage, des amies jeunes, jolies et ouvertes d’esprit sont d’autant plus grandes que votre fortune personnelle est importante. Pourquoi ? Parce que vous le méritez.

    Ensuite concernant l’économie et la politique, une seule règle, pas de règles ! Il est totalement faux de dire que notre monde ne tourne pas rond car la déclaration des droits de l’homme est bafouée de toute part. Il n’existe aucun principe plus légitime qu’un autre. L’évolution du monde n’est que le résultat de la somme des actes des individus. Et comme je l’expliquais, seules les civilisations a même de fédérer les individus subsistent dans le temps (darwinisme), quelle que soit la base éthique ou morale.

  • Etienne

    Vos chances d’avoir, dans votre entourage, des amies jeunes, jolies et ouvertes d’esprit sont d’autant plus grandes que votre fortune personnelle est importante. Pourquoi ? Parce que vous le méritez.

    Ah bon? “ouvertes d’esprit”… Les jambes ouvertes, peut-être, si ton portefeuille l’est aussi. J’ai pas l’impression qu’il y ait un rapport entre fortune et ouverture d’esprit.

    Et puis arrêtez avec ces histoires de mérite. Y’a du mérite, mais pas que du mérite. Les gens qui meurent de maladie professionnelle, le méritent? Ceux qui se sont chopés le sida à cause de transfusion de sang le méritent? Ceux qui vivent dans des zones de guerre ou qui se font génocider le méritent?

    Le mec qui est né le cul dans le beurre et est propulsé par la famille dans les milieux où pouvoir et argent se côtoient le mérite?

  • Etienne

    Et puis, sil, c’est chouette le relativisme, mais ça ne résiste pas à l’expérience. Ça ne tient que comme critique des pensées de l’absolu pour leur rappeler que les principes qu’elles énoncent et qui sont censé être des vérités intemporelles et immortelles sont des constructions historiques et humaines.

    Il n’y a pas de règle absolue, il y a une infinité de règles plus ou moins locales (codes de la route, codes de conduite à table, code de toute sorte) qui sont plus ou moins contraignantes. Essaye de ne pas payer tes factures, pour voir.

    Et il n’y a pas de légitimité dans l’absolu, il y a une multitude de systèmes de légitimité à la portée plus ou moins grande. Essaye de dire au boulot que c’est toi qui décide parce que t’es l’aîné de la famille. Essaye de te mettre au milieux d’un carrefour aux heures de pointe pour faire la circulation…

    Ces règles et ces systèmes de légitimité, tu les rencontres à tous les coins de rue, suffit de regarder. Et tu y es sans cesse soumis.

  • sil

    @Etienne
    Tant mieux pour toi si tu as trouve un sens a ta vie. Reste que ton principal “mérite” est d’être ne dans un pays plutôt riche compare au reste du globe, point de moralité a cela.

    Au sens marchand du terme, le gens qui meurent de maladie professionnelle ou du Sida le méritent effectivement, pas au sens moral et éthique bien sur. Le libéralisme ne fonctionne hélas pas sur la morale et l’éthique.

    En outre, aucun comportement et aucune façon de penser n’est plus légitime ou naturelle qu’une autre. Certes, notre civilisation s’est bâtie (merci roro) avec le respect de certaines règles quand aux représentations et aux comportements. C’est pour cela qu’un certain nombre de crimes et délits sont réprimés.

    Cela ne prouve en rien qu’une civilisation avec des règles diamétralement opposées ne pourrait pas exister.

  • sil

    @oil
    Définition du libéralisme (via sebsauvage):
    “Doctrine qui consiste a mettre les renards et les poules dans un même poulailler en prônant l’égalité des chances pour tous”

  • oli

    @sil : Tu as raison sur le fait que dans la philosophie libérale, il n’y a pas de morale ou d’éthique. Ces termes ne sont jamais utilisés car ils sont du ressort de l’individu et ne sont pas imposés par un parti, un Etat ou une religion.
    Peut être selon toi c’est naif, mais les libéraux partent du principe que l’homme n’est pas mauvais et que personne à priori ne sait mieux qu’un autre ce qui est bon pour lui (contrairement à ceux qui donnent la définition du renard dans le poulailler).
    Il peut donc organiser sa propre vie comme il le souhaite dans le respect du droit et des autres (c’est à dire des droits naturels : propriété de soi, liberté tant que cela ne nuit pas à autrui, propriété de ce que l’on produits, responsabilité de ses actes …).

    Concernant le mérite, selon moi, c’est comme la valeur, c’est subjectif. Et donc du ressort de l’individu seulement. Personne ne peut dire qui mérite plus qu’un autre. L’Histoire montre que ceux qui incluent ces principes “moraux” de mérite sont rarement des enfants de coeur. Mais peut être que ce sont eux qui ont laissé des reliques visibles dans l’Histoire, mais à quel prix pour leur peuple ? (Je suis 100% d ‘accord avec Etienne la dessus)

    @Sam : oui l’application du libéralisme a évidemment des conséquences économiques.
    Je ne suis pas d’accord quand tu dis que le libéralisme amène à la centralisation du pouvoir. C’est tout l’inverse, ce sont les brevets, les lois à rallonge, les entraves multiples mises en place par ceux qui ont “réussi” pour conserver leur “pouvoir” ou leur statut qui vont créer des concentration de pouvoir.

  • Daïku

    De toutes façons, tant le renard que les poules méritent de se cotoyer dans le poulailler. C’est la somme des actes individuels de la paysannerie qui veut ça.

    (Par ailleurs, dès que la fortune personnelle est grande, c’est la même chose : on est le renard et les amies jeunes, jolies et ouvertes d’esprit autour de soi sont des poules – mais des poules de luxe)

    Les éminents commentateurs peuvent-ils préciser le sens qu’ils donnent au mot mérite et au verbe mériter ? J’ai beau consulter les dicos à ma disposition, je ne saisis pas comment on peut mériter de mourir de maladie professionnelle ou du SIDA (si on a été transfusé, bien sûr).

    Sinon, à propose de “novlangue”, un dico rigolo : Dictionnaire Collectif de la Langue de Bois et des concepts opérationnels

  • Etienne

    @sil

    En outre, aucun comportement et aucune façon de penser n’est plus légitime ou naturelle qu’une autre. (…)

    Cela ne prouve en rien qu’une civilisation avec des règles diamétralement opposées ne pourrait pas exister.

    Là-dessus on est tout à fait d’accord

    Au sens marchand du terme, le gens qui meurent de maladie professionnelle ou du Sida le méritent effectivement, pas au sens moral et éthique bien sur

    Là, je comprends pas en quel sens ils le “méritent”

    @oli
    Je suis ceux qui soutiennent que les idéologies sont intrinsèquement éthiques.

    Selon le fameux wikipedia l’éthique:

    est une discipline philosophique pratique (action) et normative (règles) dans un milieu naturel et humain. Elle se donne pour but d’indiquer comment les êtres humains doivent se comporter, agir et être, entre eux et envers ce qui les entoure.

    C’est précisément ce que fait le libéralisme. Dire que les gens sont libres, égaux, qu’ils ont les mêmes droit, qu’on ne peut pas décider pour eux, qu’ils sont libres d’entreprendre, etc…, est d’ordre éthique.

    Et dire que dans la philosophie libérale il n’y a pas d’éthique ou de morale, c’est en quelque sorte tenter de la naturaliser (au sens de fonder dans la nature, humaine ou autre)
    alors qu’elle n’est après tout qu’une idéologie historiquement datée, ceci en donnant un sens faible à la notion de morale ou d’éthique comme “ce qui est de l’ordre des comportements, croyances et valeurs valables uniquement dans la sphère privée”.

    En fait le libéralisme c’est bien sur le papier, mais en pratique c’est:

    “Doctrine qui consiste a mettre les renards et les poules dans un même poulailler en prônant l’égalité des chances pour tous”

    (merci sil et sebsauvage)

  • Etienne

    Mais ça dénaturerait la subtile métrique qui préside à l’établissement de ce classement dans lequel chaque poste souhaiterait figurer.

  • JEEK

    Etienne : Vil coquin, là c’est franchement trop facile…
    …on va donc monter un peu en gamme et remplacer le fil de pêche basique par un type un peu plus costaud et installer tout ça sur une potence (voire sur un bras gyroscopique pour ceux qui estime que c’est pas assez sportif) !
    ;-)

    En ces temps d’égalitarisme forcené et de re’départ d’un quasi-féminisme débridé et assez agressif (méga troll inside), j’avoue qu’au vu du pitch dont il est question dans une bonne partie des articles sur ce blog…je m’attendais à ce que ce post monte en flèche vers le firmament du classement et qu’on soit obligés de se mettre (non pas un doigt) le bon gros FRAK…modèle “j’aime me déguiser en tortue ninja” qui fait ses 18 kilos facile quand on met les plaques de protection !

    Finalement, c’est presque léger et frais… ;-)

    NB: oui je sais, c’est presque week-end…donc c’est détente et déconnade !
    ^_^

  • Sam Post author

    Tiens jeek, tu as de bonnes adresse pour acheter des trucs du surplus de l’armée pas cher genre sac de couchage, bache de camp, poncho coupe vent, couteau, briquet tempête, etc ? Parce que tout ce que je trouve sur le net, c’est aussi cher que le neuf.

  • JEEK

    Sam : Nope Sam, ça devient hyper dur de trouver du stuff de ce style à “pas trop cher” !

    Avec les différentes “fins du monde” prévues ces derniers temps et le survival qui est devenu “tendance et presque aussi mode que le moindre stage d’initiation au chamanisme”, c’est tendu pour trouver du matos à pas cher…
    …sans compter qu’en plus que dans le lot, y a pas mal de matos made in china auquel je ne confierais ni ma vie ni celle de mes pairs humains.

    Ne compte pas non plus sur les surplus “militaires”, y en a pas mal qui prennent le client pour un américain ou même pour un qatari en vadrouille !

    Sam, tu te mets à la “prepper attitude” ou tu vas faire du camping cet été ?
    ;-)

    Je crois que tu es déjà passé sur le blog de David Manise, va voir sur le forum de son site, il y a un fil de discussion concernant le test de matériel…
    …tu y trouveras peut être des pistes (dans le même style, tu as aussi le site du projet olduvai) !

    Sinon, suivant ce que tu veux faire “exactement”…tu peux déjà stuffer chez Decathlon (non, je ne me moque pas…il faut toujours aller au plus simple et parfois au plus rapide pour l’essentiel).

  • Sam Post author

    @JEEK: je pense que je vais finir sur le bon coin. J’ai pas besoin de neuf après tout. Je vais jeter un coup d’oeil sur le forum, c’est pas con.

  • JEEK

    @Etienne: T’inquiète pas camarade, c’était juste en rapport à ce post ; j’ai tenté de lancer un bon gros troll de compétition pour rameuter du commentateur ici…
    …une façon de “tricher” pour essayer de faire rentrer l’article dans le top 8 !
    Mais bon, ça marche pas des masses…je crois avoir perdu la main pour la pêche au troll…
    :-|

    @Sam: Suivant ce que tu veux faire, comment tu veux le faire, où tu veux le faire et pourquoi tu veux le faire (données importantes à faire ressortir), tu as la possibilité d’adapter du matos prévu pour “autre chose”… Y a pas mal de matériel dit “de bricolage” qui peut être utilisé comme tel en en détournant l’usage sans avoir à l’adapter outre-mesure.
    Je ne doute pas de ta capacité à te faire mouliner le cerveau de façon efficace…
    ;-)

  • Sam Post author

    Aussi amusant que cela puisse paraitre, je suis très très mauvais en bricolage et autres bidouilleries. Pour un hackouilleur voyageur, ça la fout mal :-D

  • JEEK

    Sam, je suis une brelle en bricolage…
    …les quelques collègues qui m’ont vu faire certains trucs doivent encore être en train de se marrer (et je ne parle pas du bricolage à la maison, ça peut vite finir en epic fail) !
    :-D

    NB: bon, Etienne, je crois qu’on va finalement y arriver à faire entrer l’article dans le top 8 !
    ;-)

  • llk

    Allez, je me lance. La vie n’est pas ajuste, pas plus qu’injuste. Au contraire, elle est Juste. Pas juste, Juste. La vie se déroule, comme elle devait se dérouler et comme elle ne pouvait que se dérouler. Elle obéit aux lois qui lui sont propres, et que le connais plus ou moins bien. Elle y obéit scrupuleusement, et exclusivement.
    Il n’y a même pas lieu de contester ces lois. Elles sont immuables. Ce sont elles qui définissent la Justice, pas l’inverse.
    La vie est Juste, et c’edt justemment ça qui fait mal. Elle ne sera jamais complaisante, ne fera jamais une petite entorse juste pour toi. Elle est Juste, pour toi, et pour les autres. Geindre en disant que “la vie est injuste”, ou juste dire “la vie est injuste, face it”, c’est ça, se mettre la tête dans le sable. Elle est Juste, et ton échec, ta douleur, ou ta réussite, est Juste avec elle. C’est nettement plus dur à avaler, hein ?

  • JEEK

    llk : Dur à avaler ou pas, c’est comme ainsi…

    Ça me rappelle un Koan zen qui dit :
    “Si tu comprends les choses, les choses sont comme elles sont ; si tu ne comprends pas les choses, les choses sont comme elles sont…”
    :-)

  • Etienne

    Vous ne comprenez rien. Ce que nous appelons Univers n’est en fait qu’une petite partie d’une boîte de Petri parmi des milliard d’autres. Les êtres qui la manipule sont hors de portée de notre entendement.

    Je le sais parce que je le sais.

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