La théorie de la salle de bain et (un tout petit peu de) Python 60


Il y a quelques jours, j’ai tweeté une vidéo d’une heure de mauvaise qualité où l’on voyait un vieillard parler en anglais de la fonction exponentielle.

Le tweet n’a pas eu de succès. Je me demande bien pourquoi :-)

C’est extrêmement fâcheux car cette vidéo est d’une importance capitale.

En effet, cette petite conf, plus que de maths, parle surtout d’économie, d’écologie, de démographie, de la survie de l’espèce humaine, de sa bêtise, et tout ça avec humour. On en a bien besoin.

J’ai donc décider de résumer cette vidéo ici, en français, et de mettre un peu de Python dedans pour le lulz.

La fonction exponentielle, dans votre vie de tous les jours

Quand vous lisez un truc comme ça dans la presse :

Le prix de l’essence a augmenté de 3 % par an.

Vous vous dites “oh, bah ça va”

Et puis l’année suivante:

Le prix de l’essence a doublé depuis les années 90.

Et là vous criez “tous des bâtards, sauf papa parce qu’il est chauve”.

Vous aurait-on menti les années précédentes ? Nein. C’est toute la beauté de la croissance continue, un phénomène mathématique facile à étudier.

Par contre, je sais pas pour vous, mais moi les logs, les e de truc et les epsilons de machin, ça me parle moyen. Alors si on faisait un peu de bruteforce ? Les matheux me pardonneront mes approximations, l’idée est ici plus importante que la précision des chiffres puisque je suis un charlot.

Prenons une valeur arbitraire, un pourcentage de croissance par an, et regardons combien d’années ça prend pour doubler:

def calculer_temps_de_doublement(pourcent, valeur=1000000):
 
    double_de_la_valeur = valeur * 2
    while valeur < double_de_la_valeur:
        valeur += valeur * pourcent / 100
        yield valeur

(Pour ceux qui découvrent le mot clé yield, c’est par ici)

Voyons ce que ça donne si on gardait constante la croissance actuelle de la population mondiale:

# croissance de la population mondiale
for i, x in enumerate(calculer_temps_de_doublement(1.7)):
    print i, x
 
0 1017000.0
1 1034289.0
2 1051871.913
3 1069753.73552
...
39 1962628.57148
40 1995993.25719
41 2029925.14256

Il faut 41 ans pour que ça double. En clair, un minuscule pour-cent virgule sept, et le nombre d’abrutis sur la Terre double avant que vous ayez atteint la moitié de votre vie.

Voyons la même chose avec la consommation du pétrole:

# croissance de consommation du pétrole
for i, x in enumerate(calculer_temps_de_doublement(3.4)):
    print i, x
 
0 1034000.0
1 1069156.0
2 1105507.304
3 1143094.55234
...
18 1887514.23841
19 1951689.72251
20 2018047.17308

A votre majorité, la consommation du pétrole de l’humanité aurait donc doublé. Évidement, ce n’est vrai que si cette augmentation reste constante, on peut imaginer que notre consommation diminue avec le temps. Jusqu’ici, la consommation n’a pas juste augmenté, notre croissance de consommation a presque toujours augmenté. Avec un milliard de chinois et d’indiens ça va pas s’arrêter car:

# test avec la croissance chinoise de 2008
for i, x in enumerate(calculer_temps_de_doublement(9.8)):
    print i, x
 
0 1098000.0
1 1205604.0
2 1323753.192
3 1453481.00482
4 1595922.14329
5 1752322.51333
6 1924050.11964
7 2112607.03136

En 7 ans, la production de richesse des bridés doublerait.

Mais bon, l’idée n’est pas encore de débattre, juste de vous montrer un truc: un petit pourcentage, et ça double vite, très vite. Quand vous lisez dans la presse une croissance constante en pour-cent, il faut tout de suite s’arrêter et réfléchir: qu’est-ce que ça représente vraiment ?

Qu’est-ce que ça représente à l’échelle d’une vie ?

Je prends une valeurs arbitraire, je rajoute un pourcentage de croissance par an, et ce, tous les ans pendant 70 ans:

def nombre_de_multiplications_en_une_vie(pourcent, duree_de_vie=70, valeur=1000000):
 
    valeur_de_depart = valeur
    for x in xrange(duree_de_vie):
        valeur += valeur * pourcent / 100
        print x, valeur
 
    print valeur / valeur_de_depart

4 %, en une vie ça multiplie par…

nombre_de_multiplications_en_une_vie(4)
0 1040000
1 1081600
2 1124864
3 1169858
...
68 14972576
69 15571479
15

15 fois la valeur.

7% ?

nombre_de_multiplications_en_une_vie(7)
0 1070000
1 1144900
2 1225043
3 1310796
...
67 99562171
68 106531522
69 113988728
113

Vos enfants se retrouvent avec le phénomène multiplié par 100.

Donc, quand on vous parle de développement durable, et qu’on vous parle de garder la croissance de quelque chose, n’importe quelle chose, avec un certain seuil en pour-cent, on vous parle en fait juste d’une croissance normale, massive. Un truc qui va être énormément multiplié. Et très vite.

C’est ce qu’on appelle une croissance exponentielle.

Ok, mais pourquoi tu nous dis ça ?

Je reprends l’analogie de notre vieux Albert Bartlett, qui ressemble à l’énigme des nénuphars.

Vous avez vu qu’avec un petit pour-cent, une croissance constante fait très vite doubler une quantité. Qu’est-ce qui se passe quand on suit l’évolution de ces doublements ?

Imaginez: une hypothétique bactérie (sous stéroïdes :-)) se divise toutes les secondes, doublant donc sa population chaque seconde.

A 11H, la boîte de Pétri dans laquelle vous avez mis la bactérie contient une bactérie. A midi, la boîte est pleine.

Voilà ce que ça donne:

Maintenant la question piège, à quelle heure reste-t-il la moitié de l’espace dans la boîte ?

Réponse en slides:

En clair, jusqu’à la dernière minute, nos chères bactéries ont encore l’impression qu’il y a encore plein d’espace.

Le cas des bactéries est un exemple typique de croissance dans un système fermé: il y a une ressource limitée, ici l’espace.

Le système fermé dans notre cas, vous l’avez compris, c’est la Terre. Pour la ressource limitée, prenez celle que vous voulez: l’air pur, l’eau potable, l’espace, le pétrole, la bouffe, le métal, etc. Toutes ces ressources sont limitées, et nous les consommons de manière croissante.

Mais vous allez me dire : “arrête, y en a encore plein”. Là on en est pas à la moitié. Et il y les progrès scientifiques. Et les alternatives.

Mais voilà l’astuce, jusqu’à quelle heure on a l’impression qu’on en a “encore plein” ? C’est ce qui est magnifique avec la croissance exponentielle, ça augmente très vite…

Voilà pourquoi vous entendez plein de gens criez “attention, on va manquer de (insérer ici une ressource limitée)”. Et c’est surtout pour ça que les mecs qui vous disent “mais nan, on en a encore plein, et on peut encore en découvrir plein, et il y a le progrès, les alternatives, on a de la marge” n’ont rien compris au film.

La quantité n’a AUCUNE importance, l’important c’est qu’elle est limitée, et qu’on en consomme toujours plus. L’important c’est que cette croissance ne nous permet pas d’évaluer sereinement le temps de freinage avant de heurter le mur.

Particulièrement parce que la croissance exponentielle possède une autre caractéristique très intéressante, à chaque fois qu’on passe le temps de doublement, la quantité consommée est égale à tout ce qui a été consommé depuis le début. Tout. A chaque fois, on consomme plus que tout l’historique:

Du coup, supposons que nos bactéries fassent comme nous, et décident de continuer leur croissance, et de la compenser par de nouvelles découvertes. Des bactéries géniales, genre prix Nobel chez les monocellulaires, font une découverte incroyable.

3 autres boîtes de Pétri !

3 fois plus que ce qui a toujours été consommé, depuis le début de leur existence. C’est énorme, c’est comme si on découvrait soudainement que le schiste pouvait en fait nous filer du pétrole. C’est gigantesque. 3 fois ce qu’on a fait depuis le début de la consommation. Ça laisse voir venir non ?

Voilà, à 12h02, il n’y a plus rien.

Albert Bartlett pense que pour l’humanité et le pétrole, il est actuellement 11h58. Mais même si il se trompe, comme toutes les personnes qui ont annoncé la fin du pétrole avant lui, il ne peut pas se tromper sur le principe: la ressource est limitée, et nous la consommons exponentiellement.

Enfin notre cher pépé malin nous rappelle que les solutions posent aussi souvent des problèmes, particulièrement celles qui consistent à essayer de nous maintenir dans notre système de croissance.

Personnellement, je prendrais juste un exemple: les énergies alternatives. Qu’on s’y intéresse est une très bonne chose, mais leur existence ne résout pas le problème, elles sont l’équivalente de la découverte d’une nouvelle boîte de Pétri !

Elles sont comme les autres, on peut les produire en quantité limité, même celles dites “renouvellables”. En effet, les installations et la maintenance pour la production de ces énergies consomment d’autres ressources: espace, énergie, métal, main d’œuvre qualifiée et bouffe de la main d’œuvre, etc. Sans compter que le pétrole, ce n’est pas que pour l’énergie, mais aussi pour la chimie: agriculture, médecine, vêtement, informatique… On est pas prêt de s’en passer.

Et rien n’est gratuit.

Rappel : la quantité disponible n’a aucune importance. L’important c’est qu’il y a une limite, aussi grande soit-elle, et qu’on accélère notre consommation.

Démographie, consommation et démocratie

Évidement, il y a le problème de consommation. On bouffe trop, on utilise trop la voiture, on jette trop, etc.

Mais si on était un village de Provence, ça n’aurait aucune importance.

L’important, c’est qu’on est nombreux, et que ça continue d’augmenter. Qu’être humain, c’est essayer de garantir que tous le monde ait les mêmes droits, les mêmes libertés, et les mêmes chances.

Ce n’est pas possible avec une population qui se compte en milliard. Et surtout, qui continue de croître (et de consommer), de manière exponentielle.

La surpopulation est un problème majeur. La surconsommation est un problème majeur.

Notre société porte aux nues ceux qui font des enfants, c’est sacré. Et notre société produit des enfants qui vont faire la queue pendant 48H pour acheter l’iPhone 5.

Exponentiellement. Dans un système fermé.

Mais plus grave que cela, la surpopulation ne permet pas l’existence de la démocratie.

La vidéo offre une très belle citation de Isaac Asimov, que je vais paraphraser ici:

J’ai une théorie sur les salles de bain.

Quand vous avez un appartement avec 2 personnes et 2 salles de bains, tout le monde peut profiter des salles de bains, y faire ce qu’il veut, tout le temps qu’il veut, au moment qu’il veut. Et tout le monde peut croire dans “le droit à la salle de bain”. D’ailleurs, il est clair que ça devrait être écrit dans la constitution.

Quand vous avez 20 personnes dans l’appartement, même dans le cas improbable où tout le monde croit dans le droit à la salle de bain, et même si c’est écrit dans la constitution, une telle chose ne peut exister. Il faut instaurer des horaires. Des tours. Il faut frapper à la porte et dire “t’as bientôt fini ?”. Il y aura des meilleurs horaires pour certains, et des abus.

La démocratie ne peut pas survivre à la surpopulation. La dignité humaine ne peut pas survivre à la surpopulation. Le confort et la décence ne peuvent pas survivre la surpopulation. Plus on ajoute de personnes sur Terre, plus la valeur de la vie, non seulement diminue, mais disparaît. Cela n’a aucune importance si une personne meurt, plus il y a de gens, moins l’individu compte.

Rappelez-vous, si vous sentez qu’on en est encore loin, qu’à 11h55, il reste 97% de la boîte de Pétri.

La bonne nouvelle et la moins bonne

Tous les systèmes tendent vers l’équilibre. Il n’y a rien à faire, ça se fait tout seul. Ca veut dire – bonne nouvelle ! – que tous nos problèmes de consommation de ressources vont se régler tout seuls. On va consommer moins automatiquement. Avoir une population qui va baisser, automatiquement.

La mauvaise nouvelle, c’est qu’il est toujours plus facile de détruire que de construire, de mettre le bordel que d’organiser, de consommer que de produire.

Du coup, il n’y a pas de solution rapide à un problème que nous avons mis des siècles à installer.

Ainsi, rien ne dit que si on mettait une solution en place maintenant, ce serait elle qui ferait tendre notre système vers l’équilibre.

Vous ne suivez pas ?

Le système va s’équilibrer, c’est une certitude. La question, la question VRAIMENT importante, c’est comment.

Prenez la surpopulation par exemple, voici deux colonnes, l’une implique que la population continue d’augmenter, l’autre va freiner ou compenser cette augmentation:

Colonne de gauche: croissance. Colonne de droite: décroissance

Vous sentez comme certains items sont plus agréables que d’autres ?

Voilà le truc, le système va s’équilibrer automatiquement, et dans notre cas, il va s’équilibrer en diminuant notre nombre, car nous sommes en croissance constante dans un système fermé.

Donc, la nature va prendre des trucs dans la colonne de droite et les mettre en œuvre jusqu’à ce que le système s’équilibre.

Ce n’est pas une prophétie divine, ce n’est pas magique, ce n’est pas une prédiction de médium, c’est juste un fait simple de la vie.

On ne peut pas savoir ce qui sera utilisé dans la colonne de droite. L’Inde qui va faire la guerre à ses voisins car elle manque d’eau ? La Chine qui va détruire l’économie en consommant tout le fer, provocant une récession mondiale et la famine ? Monsanto / Fukushima / le réchauffement climatique qui va nous faire dégénérer ? Le monde entier qui soudainement fait moins de bébés, naturellement ?

On ne peut pas non plus savoir quand ça va arriver. Dans 2 ans ? dans 120 ans ? La précision, c’est pour les astrologues.

On sait juste que ça va arriver.

En gros, notre problématique, c’est de choisir le truc le moins désagréable de la colonne de droite et de l’appliquer rapidement et efficacement avant que les autres items soient utilisés pour nous. Parce qu’il est clair que personne ne veut mettre le holà sur la colonne de gauche.

Ce n’est pas pour ça qu’il faut arrêter le progrès scientifique, cracher sur le pétrole et le nucléaire ou castrer tout le monde.

Mais ne rien faire, c’est aberrant

En plus d’apprendre Python, qu’est-ce que je peux faire d’utile ?

Envisager de ne pas faire des enfants, voir d’en adopter. Ou au minimum arrêter de se comporter comme un extrémiste religieux qui fait la promotion du Dieu Procréation comme à peu prêt tout le monde actuellement. C’est grave.

Acheter moins. Réparer. Faire avec moins. Faire sans. Ne pas faire.

Ne pas avoir de voiture. Ne pas changer tous les jours de t-shirt. Ne pas acheter le dernier gadget.

Acheter d’occasion. Donner. Libérer de l’espace chez soi, et du temps dans sa vie.

Prendre le vélo. Marcher. Acheter local. Et moins.

Réfléchir, éteindre la télé, lire, parler à ses amis face à face.

Cuisiner.

On ne doit pas viser moins de croissance. On doit viser la décroissance.

Gagner moins d’argent, faire moins de choses. Avoir une économie qui ne soit pas basée sur le plus.

Vendre moins.

Ce n’est pas l’austérité. Ce n’est pas vivre comme un homme des cavernes. Ça ne veut pas dire vivre moins. C’est juste ne pas être un parasite suicidaire.


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60 thoughts on “La théorie de la salle de bain et (un tout petit peu de) Python

  • Daïku

    Aaaaaah ! Enfin un raisonnement argumenté sur la « décroissance », ça fait plaisir d’entendre autre chose qu’un discours ânonné, genre « militant de base » :-)

  • Sam Post author

    “Article similaire: Un petit alias bash pour git que j’aime bien (5)”

    Oula, il déconne wordpress.

  • roro

    Trés trés bon article.
    implacablement juste, et magistralement exposé.
    Mérite une large diffusion.

  • Flo

    Excellent article, superbe argumentation, bravo !

    Je crains malheureusement que l’humanite ne fasse rien : qui serait pret a “Gagner moins d’argent, faire moins de choses” ? Une tres faible minorite malheureusement… Nous allons alors voir venir les pires items de la colonne de droite… :-(

  • Réchèr

    Concernant le fait de ne pas faire d’enfants, d’autres personnes ont émis l’idée, avec une argumentation plus détaillée, mais un but final plus extrême : extinction totale et non-violente de l’humanité.

    C’est ici : http://www.vhemt.org/findex.htm

    Concernant la décroissance, et au risque de répéter ce que j’ai dit en commentaire dans l’article sur les bitcoins : une économie déflationniste serait peut-être une partie de la solution.

    Avec une économie inflationniste comme celle qu’on a actuellement, on sait que les prix augmentent progressivement. Donc il vaut mieux avoir des objets plutôt que de l’argent. Donc on achète n’importe quoi.

    Avec une économie déflationniste, les prix baissent. Donc il vaut mieux avoir de l’argent plutôt que des objets. Donc on achète que ce qui est strictement nécessaire : bouffe et logement. L’économie peut alors se recentrer sur l’essentiel.

  • Baronsed

    Sinon, on connaît ses maths :)
    taux^temps = final/initial => temps = log(final/initial)/log(taux)

    Une solution pour ne pas se fourvoyer dans les estimations de la vie courante (en lisant le journal, etc.), ce sont les tableaux de valeurs.

    Pour que la quantité double (final/initial = 2):
    taux (%) | unités de temps
    0.5 139
    1 70
    3 23
    5 14
    10 7

    Pour que la quantité triple (final/initial = 3):
    taux (%) | unités de temps
    0.5 220
    1 110
    3 37
    5 23
    10 12

    Merci bc.

  • Sam Post author

    Intéressant @Réchèr, ce que tu dis sur la déflation. Je n’avais pas vu les choses sous cette angle là.

  • Anon

    Très bon article.

    Mais je me suis toujours posé une question : comment les humains arrivent à se multiplier ?

    Car au début, il fallait vachement d’hommes et de femmes pour qu’ils arrivent à se multiplier (si on compte l’aléa du sexe de l’enfant, qu’on accepte le mélanges entre les familles).

    Bref, question non-existentielle, qui m’est venue grâce à votre article.
    Commentaire baveux.

  • Antonin

    Ton tableau Croissance/Décroissance est un peu ambigüe.
    Si on se base uniquement sur la croissance économique dans le système actuel, alors oui il est juste. Notre société de croissance n’est pas faite pour vivre sans croissance, ou avec une croissance négative (comprendre, diminution du PIB).

    Cependant la décroissance en tant que concept se rapproche plus de ton dernier paragraphe, et n’apporterait pas tous les méfais de ton tableau.

    Je pensais que c’était important de préciser. :)

  • Sam Post author

    Par croissance décroissance, je veux dire de la population, pour ce dernier tableau.

  • Jean-Francois

    J’ai souvent eu cette discussion avec des proches ou collègues et le message me semble vraiment dur à faire passer.
    On touche là à des sujets qui viennent remettre en cause des valeurs “sanctuarisées” dans nos sociétés et dans toutes les sociétés (occidentales, musulmanes, asiatiques, etc).
    Je suis à chaque fois éberlué par les réactions assez violentes que cela peut susciter.

    Bref, je ne me prends plus trop la tête avec ça. J’ai exactement la même conviction que toi : le système va se réguler tout seul, probablement de façon violente car nous ne sommes pas prêts à le faire de nous-mêmes. Et la réalité c’est qu’on ne peut pas faire grand chose à notre niveau. Même en étant optimiste, à peine 10% de la population mondiale aurait l’éducation, la prise de conscience puis le courage de changer ses valeurs et ses habitudes : ça ne sera pas suffisant.

  • Bertil

    Aucun succès ? Paul Graham en a fait une reprise magistrale. Je ne vois pas ce que tu veux de plus…

  • Max

    super l’article, Moi j’ai toujours vu l’homme comme un caffard pour la planète.
    Le pire c’est quand je me rends au supermarché pour faire les courses, les gens ont des comportements étranges, ils achètent n’importe quoi pourvu que ça soit gros et plein de saloperies. Aux caisse je ne peux m’empêcher de regarder le panier des autres, c’est affligeant, plats préparés / soda / desserts industriels.

    Ce qui me choque c’est que très peu de personnes autour de moi font attention à ce qu’elles mangent, je veux dire pensent aux répercussions, vous mettez 2 tomates l’une à côté de l’autre, 99% des gens prendront la plus grosse et la moins chère(des fois) sans se soucier de la provenance.
    Quand on sait que bcp de tomates viennent d’Espagne ou du Maroc on imagine le carburant, la polution, les pesticides utilisé là bas…

    bref il y a une éducation de la population à consommer n’importe quoi et EN MASSE, les américains en sont l’exemple même. Tout ça va mal finir et à mon avis on s’en remettra pas, ou alors ça va faire comme mad max…

  • Kontre

    Il existe une possible presque-solution : aller sur d’autres planètes, en considérant qu’il y a une quantité quasi-infinie de planètes habitables existantes. Cheminade avait donc raison !

    Concernant le quasi-infini, il faut voir si on peut coloniser plus vite que le taux d’explosion des étoiles. En effet, si l’univers disparaït lors qu’on a pas colonisé toutes les planètes, techniquement il n’y a jamais de problème de place…

    En tout cas merci pour cet article, ça fait bien réfléchir. J’avais déjà entendu parler du principe de décroissance, mais sans explication ça avait l’air bien débile.

    Sinon, savoir utiliser les maths derrière les logarithmes, exponentielles et progressions géométriques, c’est utile en programmation aussi (et c’est du programme de lycée, non ?)…

  • JEEK

    Quoua ? le tweet n’a pas eu de succès ? O_ô

    Bon, j’ai shaarlizé le truc mais bon, clair que vu mon peu de lecteurs…ça n’allait pas bouleverser le paysage numérique fronssais…
    …il n’empêche que : “merci pour l’article” !
    héhé’

    Pour le reste, ce que tu préconise n’est jamais que le trip des épicuriens ; ATTENTION, l’épicurien n’est pas un “sérial jouisseur” comme beaucoup de personnes peuvent le penser… Celui ou celle qui dit ça ne connaît RIEN de la pensée épicurienne…
    …ce que j’ai compris de la chose, c’est que c’est une ode au “bonheur simple” ; celui qui fait que tu es heureux de ce que tu as, même si c’est peu (en fait, pour aller même un peu plus loin, les décroissants sont des épicuriens…car l’essentiel de ce qui peut nous rentre heureux, c’est qu’il n’y a pas besoin de tant que ça) !

    Baloo est un épicurien (ouais je sais, c’est pas de la référence qui claque les fesses mais je pense que ça parlera au plus large en terme de référence)…

    Voilà, tout simplement… ;-)

  • roro

    Avis à ceux qui seraient tentés par la décroissance: (histoire vécue)
    Tout d’abord, on arrete de travailler; C’est vrai que, à quoi bon aller gagner de quoi payer l’essence pour aller gagner de quoi payer l’essence pour aller….Bref, vos voisins des villas engazonnées ne tardent pas à vous trouver plutot louche. Récupérant des morceaux de fer, de bois et de plastiques; qui vous serviront à fabriquer des objets hallucinants ( éoliennes, pompes..ext), votre terrain ne tarde pas à devenir, ce que vos voisins à berger allemand appellent pompeusement: la décharge. A votre grand étonnement, votre patronyme change, et ce n’est pas votre compte courant à sept chiffres qui dissuadera vos voisins à tondeuses de vous appeler désormais: le clodo. Et puis un jour… On n’entends plus les chiens, de petits panneaux apparraissent fixés aux portails: “A Vendre”.
    La paix enfin retrouvée, une chaise longue médite sur les cycles infinis de l’univers.

  • Sam Post author

    ^^ La décroissance est souvent vécu comme tu le décris, mais c’est parce qu’elle est surtout initiée par des gens qui sont attirée par ce genre de vie.

    Mais comme tout, ce n’est pas la seule manière de l’appliquer. On peut tout à fait avoir une vie moderne avec internet, un travail et un permis tout en vivant la décroissance, justement grâce au progrès et à la technologie qu’on utilise non plus pour le plus, mais pour le mieux.

    C’est comme les formes de cultures alternatives: c’est fait généralement à l’arrache par des amateurs, donc on considère que ce n’est pas industrialisable. Mais si on met les cerveaux qu’on a mis sur la culture petrochimique intensive dessus, on trouvera des moyens de produire en bonne quantité, et pour moins d’effort, des produits meilleurs en goût, pour la santé et pour l’environnement. Pas aussi massivement qu’avant, mais pas aussi ridiculement amateuriste que la caricature qu’on en a actuellement. L’humanité a des ressources quand elle s’intéresse à un truc.

  • roro

    Pour reconnaitre si une fraise est de type comestible:
    Disposer la fraise dans la paume de la main. Faire effectuer à la main une rotation de 90° selon l’axe du bras .
    Si à l’arrivée au sol la fraise s’écrase => comestible.
    Si elle rebondit => non comestible.

  • Max

    Quoua ? le tweet n’a pas eu de succès ? O_ô

    Les gens s’en branlent, sur twitter ça poste son chat ou le dernier iPhone acheté, pas comment sauver les dauphins nains des vilains zumains.

  • Max

    y a un autre facteur, le facteur “stress”. Les gens de plus en plus stressés n’ont plus le temps, ni les neurones, après s’être tapé 2 heures de bouchons parceque c’est mieux de bosser à Paris vu que c’est…heu…mieux… ils doivent vitent aller sur la télé pour pas rater”Plus bête la vie” suivi de “NCIS”. ça laisse très peu de temps pour cuisiner donc pour apprécier des produits frais. ça ne suffit pas d’acheter des produits frais, il faut les cuisiner, et ouiii ma bonne dame. Et tout ça ça demande beaucoup d’énergies par rapport à appuyer sur le bouton ‘on’ de la télé et de sortir un plat Picard du congel.

    Et ça c’est pour tout, pas le temps de se bricoler un potager, de réparer une chaise, de recoudre un vetement, etc… le week-end sert uniquement à aller au Macdo parceque les mômes vous ont fait chier toute la semaine et que madame est pas foutu de faire un gâteau pour les calmer (vu qu’il y a les séries TV). Cette espèce de truie violette…hum bon je m’égare…

  • fero14041

    Bon, puisqu’on peut mettre des références… Une des meilleures que j’ai pu lire sur les perspectives d’un autre mode de vivre: le bouquin “Éloge de la pauvreté” de Majid Rahnema, que je ne saurais trop conseiller.
    Il me semble que le sous-titre est “Quand la misère chasse la pauvreté”. C’est long certes, mais la trace qu’il a laissée en moi plusieurs années après sa lecture est toujours vivace ;-) De ce souvenir, l’auteur milite pour une pauvreté choisie, assumée et heureuse (et forcément nécessaire au regard du nombre croissant d’humains et de celui des ressources), pauvreté qu’il oppose à la misère, la solitude subie, les conditions de vie “inhumaines” et irrespectueuse de l’individu, du groupe et/ou de l’environnement, etc.
    Bref, une intersection fructueuse entre sociologie, économie, philosophie. AMHA à lire et partager!

  • charlie

    petite coquille: 4% en une vie ça multiplie par 15 et non pas 69.
    sinon article intéressant, c’est fun de mélanger prog, philo et politique !

  • fpp

    Absolument passionnant, merci !

    D’une tranche de 9mn à l’autre je suis resté scotché jusqu’à la fin…

    Au passage, merci 1000 fois pour ce blog, où l’on apprend non seulement du Python (même quand on en fait depuis longtemps en amateur) mais aussi plein d’autres choses :-)

  • Sam Post author

    Merci man, ça fait très plaisir. Ca prend du temps à écrire un truc comme ça, et des commentaires de remerciement, ça fait du bien.

  • Antoine

    Super article, très interessant !

    De nos jours, dans cette belle époque,… on passe de l’opulence des biens matériels, et de l’outrance de la consommation des biens matériels… à ce que j’appelle l’OPIM, c’est à dire l’oppulence des informations et des médias.

    L’outrance de la consommation des informations et des médias, elle est là, et ce n’est visiblement qu’un début.

    Il suffit de voir ce blog et les commentaires (très interessant, par ailleurs).

    On prend les mêmes et on recommence ?

    En tout cas, pour moi, la décroissance sur les produits matériels est déjà en train de se faire, sous nos yeux.
    Il suffit pour voir cela, en cette fin de septembre 2012, d’observer la chute des chiffres d’affaires de 20 ou 30 pourcents, pour quelque chose comme 75% des entreprises, tous secteurs confondus.

    D’un autre coté, pour moi, l’OPIM est déjà la.
    Je suis pas contre : je suis expert dans ces domaines

    Je constate, en étant bien placé pour observer ces choses, que l’opulence de l’information et des médias est bien là.

    La notion de limite et de parcimonie a simplement déplacé son domaine d’application ?
    Limite et de parcimonie pour les biens de consommations, à condition de fonctionner sans limites pour les éléments informationnels et des médias ?

  • lenod

    Je doute que l’abstention nous permette de réduire notre population. Par contre l’abstinence …

    “Faites l’amour, pas la guerre” qu’ils disaient.

  • Kontre

    Rhô, la correction à l’arrache !

    (y’a un autre moyen que d’écrire un commentaire débile pour recevoir des mails des nouveaux commentaires ? [À part écrire un commentaire non-débile...])

  • Phen0m

    Merci pour ce petit article pédagogique bien pensé. C’est déplorable que la plupart des personnes n’a pas conscience de ce fait, qui est pourtant l’origine de tous nos problèmes.
    Il suffit pourtant de réfléchir quelques secondes pour s’apercevoir qu’il existe.
    La quantité ou la qualité, il faut (dès maintenant) choisir.

  • apieum

    Désolé mais ce sont de belles foutaises.

    Le prix du pétrole augmente (et les marges aussi) mais la consommation n’augmente pas de façon exponentielle, ce serait même plutôt un logarithme.
    cf. Consommation du pétrole

    Puis quand je lis ce genre de choses: “En 7 ans, la production de richesse des bridés doublerait.” je me dis qu’il te manque juste un lien vers le parti du FN.

    Enfin, il faut arréter de raconter de n’importe quoi et d’être naïf à ce point, si le débat du développement durable est visible aujourd’hui, c’est parce que les politiques l’ont porté au devant de la scène.
    Ces gens là ne se mouillent pas et s’ils en parlent c’est qu’ils savent que l’on a déjà amorcé le changement.

    Ce qu’il faut comprendre c’est l’inertie de nos systèmes et de nos industries. Le changement prend facilement 30 ou 40 ans et il n’y a pas lieu de s’inquiéter, du moment qu’il a été amorcé.

  • Sam Post author

    C’est marrant, c’est rare de voir quelqu’un qui est à la fois sauvagement proche du point Godwin, et pro-croissance.

    La diversité de l’humanité est merveilleuse.

  • apieum

    Sam ton commentaire me laisse perplexe.

    S’il s’adresse à moi, sache que je ne suis pas pro-croissance, mais que j’en ai un peu ras le bol de voir des discours prosélytiques (au sens premier du terme) sur la décroissance.

    La décroissance n’est pas un retour en arrière, ni une sorte de sacrifice pour le bien de l’humanité comme pourrait le laisser entendre cet article.

    Pour le point godwin, le terme “bridés” me choque, je le trouve péjoratif quand on parle d’un peuple avec plus de 6000 d’histoire et qui est un des seuls de la planète à avoir imposé le contrôle des naissances.
    L’exemple et le contexte, me rappelle le cheval de bataille du FN qui consiste à rejeter nos problèmes sur les étrangers.
    Surtout quand on sait que la Chine ne fait que rattrapper son retard et permet à nos chers industriels de s’enrichir démesurément sur le dos des travailleurs chinois.

  • apieum

    Merci d’avoir publié mes commentaires.
    Même si on est pas d’accord sur certains points, j’apprécie votre site et l’article a le mérite d’être original et engagé.
    Bonne continuation.

  • Anthony

    Très bon article et très juste.

    Par contre le passage sur les “bridés” m’a gêné. J’ai pas compris le rapport avec la choucroute. On est sur l’Internet, pas dans un cercle fermé entre potes en train de faire des blagues pas forcément drôles. Ce genre de remarque peut heurter des lecteurs, surtout ceux qui ne te connaissent pas.

    Du coup, ce type de considération m’empêche de le faire partager à plus grand nombre malgré sa qualité :(

  • Erwan

    Jolie démonstration d’un problème souvent évoqués uniquement d’un point de vue politique ou . Il reste qu’elle se limite à la vue scientifique de la chose. Ta conclusion est malheureuse : elle ne prend en compte que le côté scientifique avec une solution scientifique. Tu omets de prendre en compte la psychologie humaine et le besoin animal de celle-ci. Les religieux croient en la religion comme tu crois en la science : c’est un besoin humain. La solution à un problème qui concerne des humains ne peut pas être radicalement scientifique, ou alors il faut pousser le raisonnement à fond et supprimer l’humain (qui tend à l’opposé de ce que tu proposes). Perso j’ai l’impression que l’idée n’est pas si bonne ;)

  • Sam Post author

    La solution est dans la prise de conscience, ce qui est en marche petit à petit comme conséquence de l’action de vidéos comme celles présentées. Mais je ne suis pas optimiste sur la vitesse du processus, qui est maintenant primordiale.

    EDIT: au passage, excellent ton blog. Faut plus de billet là, ça se traine !

  • mentat

    Très bel article que je m’empresse de faire découvrir à mes amis (qui ne connaissent pas python).
    Sinon, la critique dans les commentaires sur la partie bridés me peine un peu.
    Si on peux plus se marrer… Le ton de ce blog est pour moi aussi important que le fond.
    Continue max, super boulot !

  • Sam Post author

    Oui, j’ai l’impression qu’aujourd’hui ce genre de trucs ne passeraient plus:

  • Etienne

    Merci pour ce super blog les gars. Je m’en lasse pas: j’arrive pas à me remettre au boulot. Et merci pour cet article en particulier. La démonstration est vraiment limpide. Ça fait réfléchir.

    En passant, la première fonction -calculer_temps_de_doublement- renvoie un entier. Donc c’est vraiment de l’arnaque, c’est scandaleux: les résultats que tu présentes juste en dessous ne peuvent pas être ceux renvoyés par cet fonction. D’où viennent-ils alors? Pourquoi nous tromper? Ne penses-tu pas que cette manipulation jette le doute sur le reste de ta démonstration?

    Blague à part, a mon avis ceux qui sont choqués par l’usage du terme “bridés” dans ce contexte on vraiment un problème. Mon hypothèse (provisoire) est qu’il y a chez eux une hostilité refoulée envers ces mêmes chinois (probablement envers les autres en général, d’ailleurs). Pour se défendre de cette hostilité et éviter de la ressentir ils attaquent tout ce qui l’évoque de près ou de loin. Ça aurait été la même chose si t’avais écrit les jaunes, les fourmis d’orient ou même les petits (il ne faut pas dire de mal des petites personnes… et en plus y’a plein de chinois qui sont grands). C’était la minute psychanalytique…

  • Sam Post author

    Hello Etienne. Je checkerai l’output de la fonction. Ca m’a pris la demi-journée pour écrire cet article donc j’ai laissé plein de coquille.

    Bienvenu sur la blog.

  • fox mulder

    je n’ai rien à ajouter à la “théorie de la salle de bain “ce qui a été dit est tout simplement parfait et dénombre de manière évidente que la consommation exponentielle n’a pas sa place dans un monde fini.

  • Gring

    Bon, j’arrive après la bataille, mais super article !

    Ce que les politiques pro décroissance oublient toujours de dire, c’est que l’humanité est verrouillée sur la croissance exponentielle par le système de création monétaire.

    Quasiment tout l’argent en circulation est créé par le mécanisme de prêt bancaire, mais si les banques créent l’argent qu’elles prêtent, elles ne créent pas l’argent des intérêts qu’elles réclament ensuite.

    Il y a à tout moment plus de dettes envers les banques que d’argent en circulation. Le système ne s’écroule pas uniquement parce que le temps que l’on rembourse son emprunt, l’argent correspondant aux intérêts a été mis en circulation par d’autres emprunts contractés entre temps. Ces emprunts ont généré encore plus d’intérêts, qu’il faudra rembourser grâce à encore plus d’emprunts.

    Bref, n’importe quel politique qui voudrait sortir de la croissance exponentielle provoquerait une déflation catastrophique, les gens perdraient leurs maisons car ils ne pourraient plus rembourser leurs emprunts. C’est plus ou moins ce qui s’est passé en 1929.

    Il faut donc de la croissance à tout prix, quitte à augmenter la population.

    On peut néanmoins noter que la croissance économique a deux composantes : la croissance matérielle (c’est mal, ça pollue et ça pille les ressources naturelles), et la croissance immatérielle, ou organisationnelle, qui elle est le bien, vu qu’elle permet de produire plus avec moins de ressources.

    Seulement, celle ci est capricieuse, n’arrive qu’avec les découvertes que l’on fait parfois de manière anecdotique, et surtout pas avec la régularité réclamée par le système monétaire. On compense donc avec de la croissance matérielle, quitte à gaspiller.

    Le monde est donc foutu. Perdu pour perdu, je vais donc de ce pas m’inscrire dans un parti écologiste, prétendre qu’il ne faut pas prendre de bains dans des régions humides et que les traînées des avions sont constituées de péroxyde d’ammonium cyanodé au mercure, tout ça pour mettre de jeunes gauchistes dans mon lit.

  • Sam Post author

    Ca me donne envie d’aller voir le film “télé gaucho” ton comment :-)

  • anucunnilinguiste

    Comme nous sommes entre gens de bonne compagnie et pour améliorer votre circulation sanguine je vous conseille donc les ouvrages suivants :

    – Les Secrets de la Réserve Fédérale – Eustace Mullins
    – Comprendre l’Empire – Alain Soral
    – Manuel de l’Hérétique – Paul Dautrans

    Et n’oubliez pas, la route est longue et semée d’embûches mais au final on trouve la guillotine ;)

  • Sam Post author

    Moi je connaissais “après la pluie vient le tunnel”.

  • Aurél

    Ah je me souviens quand j’avais 10 ans et que j’expliquais à mes parents qu’il fallait limiter les naissances !… et qu’ils me regardaient en se demandant s’ils n’avaient pas par inadvertance élevé le nouveau Pol Pot…
    Faut croire que les gens ne comprennent que quand le problème est en plein dans leur face. Avant ça, ils arrivent pas à connecter les mots avec la réalité.

    Théoriquement, toutes choses égales par ailleurs, faire des enfants plus tard ralentit aussi le taux de croissance démographique. Je me demande si ça a été étudié. On pourrait appeler ça la “conception retardée” :D

  • Sam Post author

    Je crois que les gens comprennent très bien le problème, mais on touche à quelque chose de sacré avec les enfants. Toute notre société, notre culture, notre mode de vie porte l’enfant aux nues. A l’inverse, tout ce qui attaque l’enfant est immédiatement traité comme quelque chose d’extrêmement mauvais. C’est bien pour cette raison que la protection de l’enfant est le pretexte favoris pour faire passer des lois liberticides.

    Cela dit la “conception retardée” passerait sûrement sociologiquement beaucoup mieux que ce que fait la chine.

  • kalish

    Il faut dire aussi pourquoi notre modèle a besoin de croisance. C’est aussi à cause de son efficacité, l’augmentation de la productivité grâce aux machines, ordinateurs, à la recherche, à l’optimisation, fait qu’on peut produire plus (à ressources illimité) avec moins de personnes, on se retrouve donc avec de plus en plus de consommateurs, de moins en moins de ressources, et de moins en moins de travail pour ces consommateurs. Normal qu’on se sente des parasites. Maintenant dire que prospérer c’est être un parasite, c’est aussi vrai que le contraire, ce sont les lois de la physique qui ne nous le permettent pas, mais il n’y a rien de franchement immoral à ça. C’est marrant d’ailleurs qu’on répète à tue tête que la natalité française est un atout, alors qu’on convient tous qu’il y a trop de mondes sur la terre. Une réduction de la population et son controle seraient suffisante, pas besoin de réduire la consommation, car alors les énergies renouvelables pourraient fournir suffisamment. Il faut aussi noter quelque chose c’est que la demande/la consommation elle même ne peut pas croitre, tout simplement parce que nous ne pouvons pas tout faire en même temps. La croissance de la production (avant la population) va donc rencontrer l’obstacle de la limite de la consommation elle même. La demande est actuellement très basse dans les pays développés, car contrairement aux clichés, si on regarde les biens de base, nous consommons assez chichement, on arrive difficilement à ingurgiter 4 fois plus de bouffe qu’un individu normal. Par contre on peut s’acheter plein de vêtements, des produits couteux en énergie… etc. Il faut juste voir où exactement la consommation est réellement hors limite/besoin, et réduire la population.

  • Sam Post author

    Il n’y a effectivement aucune valeur morale ou immorale à consommer. Mais nous sommes effectivement tenus de respectés les lois de la physique, et notre voisin, c’est là toute la contrainte.